Complexe Jules-Dallaire – Un gratte-ciel haut de 110 mètres à Québec

Par François G. Cellier

Symbole architectural en devenir à Québec, le complexe Jules-Dallaire a passablement pris forme sur le boulevard Laurier. Ce projet comporte deux tours quasi jumelles à vocation mixte, dont la seconde (110 mètres) sera la plus haute de la Vieille Capitale après l’édifice Marie-Guyart. Les travaux entourant le premier immeuble (phase 1) se sont mis en branle à l’automne 2007. Ils ont pris fin en 2010. Cet édifice loge des commerces aux deux premiers niveaux, tandis que 15 autres abritent des bureaux.

 

Une 2e tour de 29 étages en construction

Le deuxième gratte-ciel (phase 2), qui est en construction depuis septembre 2011, ne pouvait excéder 17 étages, à l’instar du premier, à moins d’y aménager des unités résidentielles. La Ville de Québec en avait exprimé le souhait. Afin d’y donner suite, le Groupe Dallaire, propriétaire du second immeuble, a opté pour la construction d’environ 170 copropriétés sur les 15 niveaux supérieurs de l’édifice, tandis que 13 autres abriteront des commerces et bureaux.

 

L’entrepreneur Dalcon, qui construit actuellement cet immeuble de 29 étages, en est à couler la 27e dalle en béton. Précisons que le dernier niveau abritera la mécanique du bâtiment. Sa partie commerciale a été livrée récemment, et un locataire s’y trouve déjà. « Nous avons été passablement bousculés au moment d’entamer la construction du second bâtiment, car 10 mois seulement après le début des travaux, soit le 1er juillet 2012, un autre locataire devait y emménager ses pénates aux 12e et 13e étages », précise Frédéric Gauthier, ingénieur et directeur de l’ingénierie et des services techniques chez Dalcon.

 

Toiture temporaire

Pour pouvoir accueillir ce locataire dans les délais prescrits, il a entre autres fallu terminer la construction des ascenseurs, et assurer l’étanchéité des 12e et 13e niveaux. Cela a impliqué la pose de leurs revêtements extérieurs, et l’ajout d’une toiture temporaire avec membrane au 15e étage. « Les conditions météorologiques ont représenté un obstacle à certains moments », d’ajouter Frédéric Gauthier. Couler du béton sous la neige n’est pas l’idéal, et procéder à la finition de ce matériau par temps froid l’est encore moins.

 

Compte tenu d’une décision favorable à la construction de plus de 17 étages, le Fonds de placement immobilier Cominar, propriétaire du premier immeuble, projette pour sa part d’y aménager six étages supplémentaires en chambres d’hôtel. Mais pour l’instant, rien n’a encore été décidé à ce sujet. Ces six niveaux permettraient, néanmoins, d’harmoniser la hauteur de la première tour à la seconde. Précisons que les trois premiers étages des deux gratte-ciel sont aménagés dans un basilaire qui relie physiquement les immeubles.

 

Construire différemment

L’architecte Jacques Bérubé, mandaté par Dalcon, a élaboré les plans et devis de ce projet, à l’exception de l’aménagement des paliers destinés aux copropriétés du second bâtiment, qui a été l’affaire de Jean Grondin, architecte chez Alpha Architecture. Ces copropriétés ont impliqué une approche différente en termes de construction. À titre d’exemple, le positionnement des balcons a été aménagé selon un concept de retrait existant (loggia), pour ne pas casser la volumétrie de l’ensemble de l’œuvre. En outre, contrairement aux aires ouvertes des étages dédiés aux bureaux, les niveaux des copropriétés seront cloisonnés, « ce qui a impliqué une mécanique de bâtiment fort différente », conclut Frédéric Gauthier.

 

Rappelons que la construction du deuxième immeuble sera terminée à l’été 2013. L’ensemble de l’œuvre vise la certification LEED de niveau Or pour le noyau et l’enveloppe (NE).

 


Cet article est paru dans l’édition du jeudi 11 octobre 2012 du journal Constructo. Pour un accès privilégié à l’ensemble des contenus et avant-projets publiés par Constructo, abonnez-vous !