Maison des Étudiants : Le concept regorge d'éléments symboliques

Par Marie-Ève Sirois

Le cœur du campus de l’École de technologies supérieures (ÉTS) est en chantier. D’ici mars 2015, le stationnement à l’angle des rues Murray et Notre-Dame Ouest aura entièrement été remplacé par la Maison des Étudiants. « Nous étions en déficit de pieds carrés et il fallait profiter du dernier terrain disponible pour construire un bâtiment phare », explique Mathieu Bergeron, ingénieur et directeur de construction pour l’institution. Ce pavillon s’élèvera sur cinq étages, et deux paliers souterrains permettront de loger une soixantaine de véhicules.

 

Au vu des esquisses, on comprend que l’ÉTS et l’équipe de conception ont misé sur un concept architectural étoffé, regorgeant d’éléments symboliques. La transparence est en vedette, de même que le bois, utilisé pour la finition du plafond de l’atrium, dont la course est accidentée. Aux yeux de Mathieu Bergeron, parmi les aspects les plus novateurs du projet de 130 000 pieds carrés, « il y a la sérigraphie sur les murs-rideaux d’un des volumes du bâtiment, de même qu’une toiture végétale sur la marquise de l’entrée principale ».

 

Le chantier est en cours depuis l’été 2013 et la structure de béton est en pleine construction. En début de projet, la décontamination des sols a été effectuée par Le Groupe Vespo (3 M$), soit de juin 2013 jusqu’à l’automne dernier. Ces travaux ont quelque peu chevauché ceux de la structure du bâtiment, débutés en octobre 2013 par Décarel (10,955 M$). Celle-ci devrait être terminée en juin prochain. Au printemps, Décarel poursuivra la construction du bâtiment, puisqu’il a récemment remporté ce second lot, au montant de 17,634 millions $. Cette portion des travaux devrait s’étendre d’avril 2014 à mars 2015.

 

De nouveaux appels d’offres sont à prévoir au cours de l’été pour l’aménagement du 2e étage, l’aménagement paysager autour du nouveau bâtiment et la construction d’un tunnel pour le passage piétonnier souterrain vers le pavillon A. La conception de ces éléments est toujours en cours. « Globalement, le projet devrait coûter entre 35 et 37 millions $ », estime le directeur de la construction.

 

L’ÉTS a confié à la firme Menkès Shooner Dagenais LeTourneux Architectes les travaux d’architecture. Par contre, l’Association étudiante sera responsable de l’aménagement intérieur du 2e étage, où un café et les locaux de l’Association seront situés. Pour ce qui est de l’ingénierie, les firmes Beaudoin Hurens (électromécanique) et SDK (structure, civil) sont impliquées dans le projet.

 

L’Université vise une certification LEED-NC, niveau Argent, voire peut-être Or, pour la Maison des Étudiants. Sur la grille LEED préliminaire, l’aménagement paysager visant à réduire les îlots de chaleur, la mise en service améliorée et la priorité aux matériaux régionaux sont au programme.

 

De plus, le bâtiment pourrait être l’hôte d’un projet de recherche sur le solaire photovoltaïque en collaboration avec le professeur Louis-A. Dessaint. Toujours au chapitre de la durabilité, on a déjà prévu une certaine évolutivité au bâtiment : « le 4e étage ne sera pas aménagé pour l’instant, mais il est destiné à l’université pour des besoins futurs », note M. Bergeron.

 

Au rez-de-chaussée de la Maison des étudiants, on trouvera notamment deux locataires : une Caisse populaire Desjardins ainsi qu’une pharmacie Jean Coutu. Le second étage sera réservé à l’Association étudiante alors que le 3e accueillera les services aux étudiants puis les locaux de perfectionnement. Au dernier niveau, une clinique médicale ouvrira ses portes au bénéfice de la population universitaire et des résidents du quartier Griffintown.

 


Cet article est paru dans l’édition du vendredi 14 mars 2014 du journal Constructo. Pour un accès privilégié à l’ensemble des contenus et avant-projets publiés par Constructo, abonnez-vous !