Opération pieutage au mur de soutènement de Saint-Georges

4 septembre 2018
Par Jean Garon
Opération pieutage au mur de soutènement de Saint-Georges

Depuis le 15 juillet, l’entreprise Hamel Construction s’affaire à l’installation des 381 pieux en acier galvanisé qui serviront d’ancrage au nouveau mur berlinois bordant la rivière Chaudière au centre-ville de Saint- Georges.

Une opération d’envergure réalisée dans le cadre du projet de réfection du mur de soutènement et de la promenade Redmond sur une distance d’un kilomètre.

 

Les travaux chambardent passablement le secteur depuis leur lancement le 15 mai dernier, puisqu’ils impliquent le réaménagement complet d’une voie de circulation routière, incluant les infrastructures sanitaires et pluviales, la promenade Redmond et le ponceau au-dessus du ruisseau Ardoise. Ça comprend également l’intégration d’une piste cyclable, d’espaces verts et de stationnement ainsi que deux belvédères en surplomb de la rivière. La firme Duo Design a été impliquée dans la conception de l’architecture de paysage. Selon les plans et devis de l’ouvrage conçus par SNC Lavalin, le nouveau mur est érigé droit devant l’ancien mur incliné. La modification de l’angle du mur de soutènement permet de gagner 2,5 mètres (8 pieds) en largeur sur le site, ce qui rend possible l’ajout des nouveaux aménagements.

 

Il faut noter que l’ancien mur est conservé intact et remblayé de pierre nette à sa base, qui se voit renforcée par du béton de confinement (antilessivage). Il sert en partie à l’ancrage du nouveau mur dont l’ossature est constituée de pieux de 30 centimètres  (12 pouces) en forme de H, espacés chacun d’environ 2,5 mètres (8 pieds).

 

La solution de pieutage de l’entrepreneur consiste à insérer les pieux dans un caisson de forage en acier de 57 centimètres  (22,5 pouces) de diamètre à une profondeur variant de 10 à 14 mètres  (32 à 45 pieds), incluant 1,8 mètre  (6 pieds) de forage dans le roc où ils sont encastrés et attachés avec du béton injecté. Les pieux sont aussi rattachés à des tirants de 6,3 centimètres  (2,5 pouces) de diamètre forés à 45 degrés à travers l’ancien mur jusqu’au roc. Une fois l’opération complétée, les caissons de forage sont retirés pour permettre l’installation des panneaux de finition préfabriqués en béton de 25 centimétres  (10 pouces) d’épaisseur entre les pieux.

 

Chantier du mur de soutènement - Photo de la Ville de Saint-Georges

 

Selon Alain Roy, directeur du Service technique de Saint-Georges, la pose d’une soixantaine de pieux est déjà complétée, ainsi que le système de drainage pluvial et la bordure de granite qui sépare la rue et le trottoir. En gros, le premier tiers des travaux serait terminé sous peu.

 

L’ingénieur de la Ville a donc bon espoir que l’ensemble des travaux d’aménagement du côté Est seront réalisés comme prévu cette année. «  Malgré la pénurie de main-d’oeuvre de certains corps de métier et les travaux supplémentaires de forage nécessaires aux deux extrémités du chantier, dit-il, l’entrepreneur et ses sous-traitants mettent les bouchées doubles pour compléter le mur de soutènement avant l’hiver afin de pouvoir retenir les prochaines crues printanières.  »

 

Pour la deuxième phase du projet, les travaux d’aménagement de la promenade Redmond reprendront au printemps 2019, pour se terminer au mois de juillet. Le coût de l’ensemble du projet atteindra près de 20 millions de dollars, accusant un léger dépassement sur le budget initial. La Ville de Saint-Georges peut au moins compter sur l’aide financière des gouvernements fédéral et provincial couvrant les deux tiers de la facture.

 

«  La construction du nouveau mur de soutènement s’imposait depuis plusieurs années, rappelle l’ingénieur Alain Roy, compte tenu de l’état de dégradation avancée de l’ancien mur poids construit dans les années 1960.  » Une analyse de la stabilité du mur effectuée en 2010 l’avait d’ailleurs jugé non sécuritaire en raison de la déficience de son architecture et de la mauvaise qualité du béton. Compte tenu des nombreuses contraintes environnementales liées à ce projet, la Ville n’a finalement obtenu le feu vert du ministère de l’Environnement que le 1er mai dernier pour l’installation des conduites sanitaires et pluviales et le 29 juin pour les travaux de pieutage sur le lit de la rivière. Ça ne lui laisse pas de marge de manoeuvre dans un échéancier aussi serré.

 

Cet article est paru dans l’édition du mardi le 21 août 2018 du journal Constructo. Pour un accès privilégié à l’ensemble des contenus et avant-projets publiés par Constructo, abonnez-vous.

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