La transformation du stationnement de l’aréna Rodrigue-Gilbert en aire de transit écologique

21 juin 2018
Plan du stationnement de l'Aréna Rodrigue-Gilbert.

Le concept de stationnement réfère habituellement à une surface asphaltée plane qui n’offre rien d’agréable comme panorama. C’était le cas du stationnement de l’aréna Rodrigue-Gilbert, un triste paysage en voie de laisser place à une aire d’accueil écologique attrayante.

Certaines mesures de développement durable peuvent s’appliquer à un vaste éventail de projets, y compris un stationnement. L’arrondissement de Rivière-des-Prairies–Pointe-aux-Trembles en semble bien au fait et a décidé de transformer celui de l’aréna Rodrigue-Gilbert en aire de transit écologique. Cette dernière sera également un lieu de rassemblement, alors qu’elle accueillera un marché public en période chaude.

 

Un lieu accueillant

« Ce lieu s’inscrit dans un environnement urbain où on retrouve des résidences, des parcs et des écoles. C'est un secteur qui sert de passage central, explique Juliette Nortier, gestionnaire immobilier à la Ville de Montréal. À la base, l’idée était de faire de cet espace de 9 150 mètres carrés et de 240 places de stationnement un lieu d’accueil pour les usagers. Le projet vise à ramener le nombre de cases à 137. »

 

Les différents problèmes liés à la circulation y représentaient un défi d’ampleur, un défi qui sera résolu par le biais d’une réduction du nombre de cases de stationnement ainsi que d'une amélioration des accès piétons et cyclables. « Comme c’est un site central, il fallait trouver des manières de conjuguer les différents liens, soit le lien cyclable, le lien piétonnier et le lien de passage des automobiles. On devait imaginer un site central en connectivité avec ses différentes composantes. »

 

Le nouveau revêtement sera constitué d’une surface plus perméable de 34 %, ce qui permettra l’absorption de l’eau de pluie. « Grâce à une meilleure perméabilité et au bassin de rétention, on rejettera 30 % moins d’eau dans les conduits, donc moins de liquide à traiter par la Ville. » Cette eau sera ensuite filtrée et des trappes à sédiments pourront retenir des contaminants, trappes qui seront entretenues et vidées ponctuellement.

 

Une clientèle diversifiée

Pour traiter naturellement une partie de cette eau de ruissellement, l’arrondissement a opté pour la phytotechnologie, qui consiste à utiliser le système racinaire des arbres en tant que filtres à contaminants. « Les racines des végétaux vont permettre de traiter les contaminants créés par les voitures, alors on va rejeter une eau plus propre », explique la gestionnaire.

 

Les plantes auront donc une triple fonction en quelque sorte : rendre le site plus agréable visuellement, traiter les contaminants et réduire les ilots de chaleur. « Des ilots de plantation seront dispersés sur le stationnement. On a mis l’accent sur la biodiversité. On veut que ça reste agréable visuellement toute l’année, pas seulement en été. » Toujours dans l’objectif d’améliorer l’aspect écologique du site, l'installation de bornes de recharge pour les véhicules électriques est prévue.

 

Le plan d’ensemble du projet, conceptualisé par le Groupe Rousseau Lefebvre et dont les travaux seront réalisés par Charex, entrainera plusieurs autres bienfaits. Soit un accroissement de 22 % de surface à bas indice de réflectance, un ajout de 20 % en espaces verts, une augmentation de 90% de la biodiversité ainsi qu’une économie de plus de 50 % sur la consommation en énergie électrique. Juliette Nortier parle d'un projet qui, à terme, profitera à tous. « On crée une qualité de vie. On rend un site agréable, moins chaud et plus convivial. Tout le monde y gagne », conclut-elle. Le projet serait livré à l'automne 2018.

 

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