La face cachée du monoxyde de carbone

26 février 2019
GESTESS
La face cachée du monoxyde de carbone

En janvier dernier, nous avons tous été au fait d’actualité de l’intoxication au monoxyde de carbone ayant eu lieu à l’école primaire des Découvreurs, située dans l’arrondissement de LaSalle, à Montréal.

Lors de cet événement, quarante-trois personnes, dont trente-cinq enfants, ainsi que huit adultes, ont été pris en charge par divers hôpitaux à la suite de symptômes tels que nausées, étourdissements et faiblesses généralisées.

 

En cette période hivernale où la ventilation pourrait parfois être déficiente sur les lieux de travail fermés ou semi-fermés, ou même pour les travailleurs qui utilisent des outils munis d’un moteur à combustion – propane, essence ou carburant diesel –, tels que scie à béton, génératrice, surfaceuse à glace, chaufferette, plateforme élévatrice, chariots élévateurs, etc., nous trouvions pertinents de mettre en lumière ce qu’est ce gaz, quels sont les symptômes associés, les travaux à risque et aussi comment prévenir les conséquences liées à l’exposition à ce gaz.

 

D’abord, le monoxyde de carbone (CO) est un gaz asphyxiant qui se diffuse rapidement dans l’air, il est sans couleur, sans saveur et, surtout, sans odeur. Même lors d’une faible exposition, le CO diminue l’apport en oxygène dans le sang et peut entraîner de graves conséquences. Les effets d’une intoxication au CO peuvent varier en fonction de divers facteurs :

  • La quantité présente dans l’air
  • La durée d’exposition
  • La sensibilité, la tolérance et l’état de santé de chaque personne

 

Des symptômes tels que maux de tête, fatigue, nausées et vomissements sont principalement associés à l’exposition à ce gaz. Toutefois, une intoxication importante peut donner lieu à des étourdissements, des douleurs à la poitrine, des troubles de vision, de la difficulté de concentration, une sensation de sommeil, de confusion, des problèmes reliés à la coordination des mouvements, comme une paralysie musculaire, une perte de conscience et, enfin, le décès. 

 

Exemples de travaux et lieux pouvant représenter un risque à une intoxication au CO :

  • Les ateliers d’équipements motorisés
  • Le nettoyage à pression
  • Le sablage de surfaces et de planchers
  • L’entreposage
  • L’entretien de moteur à combustion

 

Afin de prévenir une exposition non désirée au CO, des appareils de mesures à usage industriel peuvent être utilisés afin de ne pas dépasser les limites permises. Dans ce cas, il est essentiel de former les travailleurs sur l’utilisation de ces détecteurs et sur le protocole à utiliser si les valeurs d’exposition admissibles sont dépassées.

 

L’employeur peut également demander aux travailleurs de porter un détecteur personnel (4gaz) avec avertisseur sonore et visuel lorsque ces derniers effectuent des travaux à risque. Même le port d’un appareil de protection respiratoire à adduction d’air ou un respirateur autonome pourrait être une option à envisager en fonction des travaux effectués pour les travailleurs.

 

En termes de prévention, une planification adéquate du chantier ou du lieu de travail est donc essentielle. Voici quelques exemples d’actions simples pouvant être mises en place :

  • Déterminer quels sont les véhicules, les équipements et les outils qui sont actionnés par un moteur à combustion interne.
  • Entretenir et ajuster les moteurs à combustion régulièrement.
  • Utiliser des appareils ou des outils électriques.
  • Placer les outils à moteurs à l’extérieur du bâtiment, si possible.
  • Éviter d'utiliser plusieurs véhicules, équipements et outils en même temps.
  • Lors de la construction d'un bâtiment, monter les murs le plus tard possible.
  • Ventiler les lieux de façon adéquate.
  • Ouvrir les portes et les fenêtres autant que possible.
  • Si vous possédez un système de captation, assurez-vous que l’aspiration des gaz se fait à la source et que ceux-ci sont évacués à l’extérieur. De plus, assurez-vous de l’entretien des composantes et effectuez l’inspection selon les recommandations du fabricant. 

 

En terminant, des valeurs d’exposition en termes de temps et de ppm ont été déterminées et réglementées :

  • Valeur d’exposition moyenne pondérée (VEMP) : pour 8 heures d’exposition, 35 ppm
  • Valeur d'exposition de courte durée (VECD) : pour 15 minutes, 200 ppm

 

En conclusion, si vous avez des questions, des interrogations ou si vous désirez mieux planifier votre plan de chantier, votre environnement de travail afin qu’il soit sécuritaire pour vos travailleurs, contactez l’un de nos conseillers en santé et sécurité du travail au 450 436-1919, poste 60.

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