Briqueteur-maçon : au grand air dans les airs

15 avril 2013
Par Dominique Lemoine
Briqueteur-maçon : au grand air dans les airs

Pour ceux qui cherchent quoi faire de leurs agiles 10 doigts ou qui ont le compas dans l'œil, le métier de briqueteur-maçon est peut-être le bon !

 

Habiletés nécessaires

En particulier pour ceux qui aiment le travail manuel, qui sont créatifs, qui sont en bonne condition physique, qui peuvent ou aimeraient travailler avec des outils de précision, et qui ont l'œil pour les lignes, les couleurs et les proportions.

 

Pourquoi ? Parce que les briqueteurs-maçons posent des briques, blocs de béton, pierres et matériaux semblables pour ériger ou réparer murs, arches, cheminées, foyers, terrasses, murets et allées selon plans et spécifications. Dans les secteurs commercial et industriel, ce travail peut être fait pour des fours, incinérateurs, chaudières ou usines (ex. : briques réfractaires ou carreaux résistant aux acides).

 

La pose de ces matériaux avec du mortier ou ciment nécessite au préalable de les couper, tailler et scier avec des outils manuels électriques. Pour les structures existantes, il s'agit de remettre à neuf, restaurer, nettoyer ou peinturer. Ce travail souvent à l'extérieur sur échafaudages est physiquement exigeant selon les conditions atmosphériques et implique des déplacements plus ou moins longs vers les chantiers.

 

Outre savoir se présenter, travailler en équipe et être amical, courtois et précis, le maçon doit savoir lire et interpréter des documents pour en extraire l'information, utiliser des nombres et calculs, résoudre des problèmes avec des solutions uniques, ainsi que planifier et organiser ses tâches quotidiennes. Il doit avoir ou acquérir de bonnes connaissances en géométrie, alignement et perception spatiale des pièces.

 

Formation

Pour les intéressés, la première porte d'entrée est le centre de formation professionnelle ! Puis, le régime d'apprentissage requiert trois périodes de 2 000 heures comme apprenti avant de pouvoir faire l'examen de qualification provinciale, nécessaire à l'obtention du certificat de compétence de compagnon. Les détenteurs d'un DEP en briquetage-maçonnerie peuvent soustraire les heures (900) consacrées au DEP.

 

Perspectives professionnelles

Si vous accédez au métier, vous travaillerez pour des entreprises de construction, des entrepreneurs en briquetage ou à votre compte. Les projets auxquels vous pourriez participer vont des maisons neuves ou à rénover, jusqu'à la construction d'établissements institutionnels, commerciaux et industriels lourds.

 

Et du travail il n'en manquera pas ! La semaine de travail est de 40 heures, huit heures par jour cinq jours par semaine. Sauf que des périodes de pointe exigent d'être prêt à accepter des heures de travail  supplémentaires, dont le nombre varie selon les secteurs d'activité, régions et contrats. Formation et expérience aident à accéder à un poste supérieur, tel que contremaître, évaluateur ou inspecteur.

 

Les perspectives d'emploi d'ici 2020 sont jugées équilibrées par le Conseil sectoriel de la construction. Ni bonnes ou très bonnes (ex. : recrutement intensif) ni limitées ou très limitées (ex. : concurrence vive). « Les besoins en main-d'œuvre liés à la construction d'immeubles non résidentiels croîtront de façon modeste de 2011 jusqu'en 2020, mais les conditions du marché du travail seront généralement équilibrées. L'emploi sera réparti entre les secteurs résidentiel et non résidentiel. »

 

Il ne faut pas avoir le vertige pour devenir briqueteur-maçon. Crédit Dominique Dumas

 

Une journée dans la vie d'un maçon

Par rapport au métier de briqueteur (pose de briques et blocs de ciments), celui de maçon (pose de pierres naturelles : de silice, des champs et granit du Québec) est un travail plus artistique et source de fierté pour Dominique Dumas, maçon de Sherbrooke. Il est compagnon depuis neuf ans, après avoir suivi un DEP en briquetage-maçonnerie au CFP 24-Juin et effectué ses 6 000 heures comme apprenti.

 

« Ça ressemble plus au travail du temps des cathédrales, tout est fait à la main comme tailler la pierre. L'intérêt est moins sur le rendement que sur le résultat », soutient-il. La réalisation de défis et les beaux résultats sur des projets d'arrangements ou d'ouvrages neufs, uniques et complexes, avec des arches au-dessus des fenêtres de façade ou foyers de pierres naturelles de tailles différentes sont sources de fierté.

 

La première journée d'un nouvel ouvrage ou projet commence par l'identification des matériaux choisis par le client. S'il est employé, le briqueteur-maçon doit la plupart du temps suivre les directives d'un chef d'équipe. Les manœuvres reçoivent ensuite des directives pour l'installation des pattes d'échafaud. « Il ne faut pas avoir peur des hauteurs et de forcer, car tout est très lourd », prévient M. Dumas.

 

Avant de grimper, le briqueteur-maçon jette un dernier coup d'œil aux plans, mesures et détails particuliers. Puis débute le travail. Assigné à une aire de travail par le contremaître, il est armé de truelles, brosses, tire-joints, niveaux et table de mortier pour poser briques ou pierres montées par  chariot élévateur et disposées par les manœuvres (qui font le taillage, sauf si pierres naturelles). Un véritable travail de création qui est source de fierté. 

 

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Métiers

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