Un CA entièrement féminin pour Les Elles de la construction

11 décembre 2013
Par Luc-Etienne Rouillard Lafond
Un CA entièrement féminin pour Les Elles de la construction

Devenus cette année un organisme sans but lucratif, Les Elles de la construction ont poursuivi leur croissance à l'automne avec la formation de son premier conseil d'administration, le premier entièrement féminin de l'industrie québécoise de la construction.

 

« Dans un premier temps on est allé vers un CA féminin pour plusieurs raisons. Premièrement, il était juste de recruter des dames qui ont fait partie des Elles de la construction depuis le début. Les femmes qui siègent au CA sont des leaders qui se distinguent, sont intègres, sont de beaux modèles de succès. Il est important que les Elles soient des modèles de succès pour encourager les femmes de l'industrie », explique Rose Fierimonte, présidente des Elles de la construction et de Dorbec Construction.

 

Afin de l'épauler, Caroline Laberge, présidente de Berloy Construction, à titre de vice-présidente ; Chantal Couture, associée chez Demers Beaulne SENCRL, en tant que trésorière ; et Caroline Rousseau, directrice au développement des affaires à l'Association patronale des entreprises en construction (APECQ), comme secrétaire, siègent au conseil. Me Isabelle Leblanc, avocate de la firme Gilbert Simard Tremblay, Silina Debes, ingénieure pour la Corporation du développement du bâtiment Focus et Francine Bourque, associée chez Les Finitions Nifran, complètent le conseil en tant qu'administratrices.

 

Une équipe multidisciplinaire et représentative

Pour tenir les rênes de l'organisme, Rose Fierimonte souhaitait compter sur une équipe multidisciplinaire et représentative des femmes de l'industrie. Aussi, la présidente a recruté Chantal Couture, une comptable agréée qui travaille pour l'industrie de la construction et Me Isabelle Leblanc, avocate spécialisée dans le droit de la construction.

 

Avec Francine Bourque, le conseil d'administration compte également sur une pionnière de l'industrie de la construction. « Francine est une femme de chantier depuis 30 ans et une des premières femmes à avoir lancé une compagnie en construction. Je voulais la voix d'une femme qui peut, par exemple, raconter à nos Elles comment ça se passait sur un chantier de construction dans la années 70, au Québec », précise la présidente.

 

Dans ce souci de représenter au mieux les femmes de l'industrie, il était aussi important pour Les Elles de la construction de compter sur une femme immigrante dans son conseil d'administration : l'ingénieure Silina Debes, originaire de Syrie. « On voulait que les femmes immigrantes du Québec s'identifient aussi à nous, que l'on soit un groupe diversifié pas seulement en âge mais qui intègre aussi les immigrantes, les enfants d'immigrants, et qui démontre que l'on peut bien coexister avec les Québécoises de souche, explique Rose Fierimonte.

 

« Chaque dame qui siège à notre conseil a réussi dans l'industrie, poursuit-elle. Quand les femmes, les étudiantes, regardent les Elles, je veux qu'elles conçoivent qu'il est possible pour une femme de s'intégrer dans l'industrie et que nous soyons un symbole de succès mais aussi d'intégrité en construction. »

 

Un organisme au service des femmes de l'industrie

D'entrée de jeu, le nouveau conseil a décidé de faire évoluer la mission des Elles de la construction. Fondé en 2010 sur le modèle d'un réseau d'échanges œuvrant dans le domaine de la construction, l'organisme souhaite désormais aussi diffuser de l'information se rapportant aux femmes de l'industrie, fournir de la formation générale à ses membres et promouvoir la relève des femmes dans les métiers non traditionnels.

 

« Au Québec, on a les statistiques les plus basses pour l'intégration des femmes en construction, 1,3 %. C'en est gênant. Nous avons des vieilles structures pensées par l'homme blanc, qui favorisent l'homme blanc et qui rendent l'intégration des femmes sur les chantiers difficile, soutient Rose Fierimonte. La construction n'a pas de sexe. L'excellence, le travail bien fait n'ont pas de sexe. »

 

Afin de mener à bien cette mission, les Elles de la construction commenceront l'année avec un 5 à 7, le 29 janvier prochain. Pour l'occasion, la vice-présidente de l'organisme, Caroline Laberge, agira à titre de conférencière invitée.

Femmes en construction

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