Conducteur d'équipements lourds – Du carré de sable au chantier

21 août 2013
Par Dominique Lemoine
Conducteur d'équipements lourds – Du carré de sable au chantier

Pour ceux qui ont gardé leur cœur d'enfant le métier de conducteur d'équipements lourds semble tout désigné et fait sur mesure. Rappelant l'expérience des carrés de sable, il promet la redécouverte de la fierté perdue à creuser, pelleter, niveler le terrain, soulever, charger, déplacer, décharger des matériaux, et à installer des équipements.

 

Habiletés nécessaires

Comme le travail est surtout effectué en équipe et sur des chantiers de construction, il est important d'avoir de bonnes aptitudes pour la communication et le respect des instructions, tout en sachant savoir faire preuve de jugement et d'innovation. Des contrats exigent de savoir calculer ses heures de travail et présenter une facture.

 

Contrairement aux jeux d'enfants, les chantiers  représentent des investissements financiers majeurs. On parle de construction et entretien de routes, ponts, aéroports, oléoducs, gazoducs, mines à ciel ouvert, carrières, tunnels et bâtiments. Dispendieuses, les machines à conduire incluent bouteur, excavatrice, pelle rétrocaveuse, niveleuse, rétro-pelle, chargeuse, tracteurs à flèche latérale et matériel pour mines.

 

La semaine normale de travail compte 40 heures (huit heures par jour, cinq jours par semaine), mais des périodes plus intenses nécessitent d'être prêt(e) à accepter des heures additionnelles. Leur nombre peut varier selon le secteur d'activité, la région, l'employeur, les contrats et les projets.

 

Perspectives professionnelles et formation

Après leur formation, les nouveaux conducteurs-opérateurs peuvent être embauchés par des entreprises de construction, des compagnies de pipelines, compagnies forestières et entrepreneurs d'équipements lourds. Les secteurs de la construction accessibles incluent construction et rénovation de maisons, génie civil, construction de bâtiments et installations dans l'industrie lourde, l'institutionnel et le commercial.

 

Les perspectives d'emploi d'ici 2020 au Québec pour ce métier sont jugées équilibrées par le Conseil sectoriel de la construction. Ni bonnes ou très bonnes (recrutement intensif) ni limitées ou très limitées (concurrence vive). Il est possible d'apprendre le métier en suivant une formation en cours d'emploi ou en s'inscrivant à un DEP en conduite d'engins de chantier dans une école professionnelle.

 

Une journée dans la vie d'un conducteur d'équipements lourds

Réaliser un « rêve d'enfant » est ce qui est arrivé à Kaven Simard, 18 ans de Sherbrooke, finissant au DEP en conduite d'engins de chantier de l'École nationale de camionnage et équipement lourd (E.N.C.E.L.) à Québec. Pendant ses huit mois de formation, après cinq semaines théoriques en classe au début, il a passé le reste du temps en formation pratique sur des chantiers à faire de l'excavation.

 

« Je veux faire ça depuis que je suis jeune, depuis que je joue dans le carré de sable. Je voulais vraiment faire ce métier. Quand je voyais de la machinerie lourde sur le bord de la rue je m'arrêtais pour regarder. Ça m'a toujours intéressé, j'aime tout ce qui concerne les moteurs », dit-il. Le grand-père de Kaven Simard avait une entreprise d'asphalte et faire un métier lié à l'excavation l'a toujours attiré.

 

Les perspectives d'emploi ne l'ont pas du tout influencé dans son choix de carrière. « J'ai toujours su qu'on cherchait du monde, mais ce n'est pas ma motivation. Même s'il n'y avait pas eu de demande ou de besoins, j'aurais été quand même dans ce métier », soutient-il.

 

Ses aspects favoris du métier sont faire des chemins avec n'importe quel équipement, surtout la pelle, le bull et la niveleuse pour la finition, et charger des camions hors route et dix roues. Quelques boulots pour le camping voisin de l'école lui ont permis de « travailler comme dans la vraie vie ». Aucun incident, aucun accident, il est seulement resté pris une fois avec une pépine, se souvient-il.

 

Les formations pratiques, « de vraies journées de travail », débutaient à 6 h 30 « pour nous habituer aux heures des chantiers ». Une journée-type de travail commence à l'arrivée par l'inspection de la machine. Puis, dans le cas d'une formation, « on fait l'exercice », autrement dit le travail qu'on demande sur les chantiers. Et la journée se termine par le nettoyage et le remisage de l'équipement dans son état initial.

 

Il recommande à ceux qui veulent vraiment exercer ce métier de suivre cette formation. Surtout qu'avoir un DEP en poche aide à son avis à accéder à un métier.

 

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Métiers

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