Machinerie lourde : un monde en changement

10 novembre 2013
Machinerie lourde : un monde en changement

Nouveaux joueurs, développements technologiques, normes environnementales… Le marché de la machinerie lourde se transforme. Au Québec comme ailleurs dans le monde.

Par Éric Descarries

 

Le monde de la machinerie lourde destinée à la construction a grandement changé depuis les dernières années. Il n’y a pas si longtemps encore, on n’y voyait que des équipements d’origine américaine avec quelques exceptions venant d’Europe. Puis, les constructeurs japonais sont arrivés avec des solutions technologiques et des innovations techniques plus poussées.

 

Il n’en fallait pas plus pour que les compagnies chinoises, tout récemment libérées de leurs contraintes politiques, commencent elles aussi à s’installer en Amérique du Nord. La conscience écologique est venue, elle, tout bouleverser en imposant aux manufacturiers des normes de plus en plus sévères pour contrer toute pollution que leurs véhicules et leur machinerie pourraient produire.

 

Aujourd’hui, ce sont les chambardements économiques qui viennent dicter la voie à suivre dans la production de nouveaux équipements. En effet, si l’économie ralentit, certains contrats ne seront pas mis de l’avant et les entrepreneurs ne s’aventureront pas dans des grands (ou petits) chantiers qui n’ont pas d’avenir immédiat. Cela ralentit alors les ventes et la production de nouveaux équipements de construction. Et il y a les lois concernant l’anti-pollution qui touchent maintenant l’équipement lourd. Dernièrement, en Allemagne avait lieu l’exposition internationale de machinerie lourde qui se tient une fois aux trois ans, le Bauma (diminutif du terme Baumaschinen signifiant machinerie de construction), où plus de 3 000 participants exposaient leurs plus récents produits.

 

Parmi eux, Caterpillar présentait plus de 70 pièces d’équipement, dont l’excavatrice 336H considérée comme la toute première excavatrice hybride au monde. Caterpillar y avait aussi son tout nouveau chargeur 988K. Caterpillar n’était pas le seul à embrasser une telle technologie puisque le constructeur japonais Komatsu en faisait de même avec, lui aussi, une excavatrice hybride.

 

Incidemment, Komatsu vient de lancer deux nouveaux chargeurs en Amérique, le WA 270-7 (avec moteur de 149 chevaux répondant aux nouvelles normes Tier 4 et capable d’économie de 10 % du carburant) et le WA 500-7 de 353 chevaux (aussi de Tier 4 Interim) capable d’accepter un godet de 7,3 verges cubes.

 

Toujours dans le créneau des véhicules hybrides, l’Allemand Liebherr exposait à Bauma une grue sur chenilles de 350 tonnes également à motorisation hybride. JCB y lançait en même temps ses moteurs Ecomax correspondant eux aussi aux normes Tier 4 Interim.

 

Plus près de nous, John Deere dévoilait récemment son chargeur sur roues 644K hybride diesel-électrique de 6,8 litres Tier 4 Interimde 229 chevaux. Le constructeur avance que ce moteur aidera à économiser jusqu’à 25 % de carburant comparativement aux modèles précédents.

 

De son côté, le constructeur Coréen Doosan annonçait la commercialisation de deux nouvelles excavatrices, les DX490LC-3 et DX530LC-3, devant remplacer les DX480 et DX520. Évidemment, ces machines sont mues par un moteur à six cylindres Tier 4 Interimde 389 chevaux.

 

Une foule d’autres pièces d’équipement ont été et seront dévoilées sous peu. Toutes afficheront des caractéristiques uniques à leur fonctionnement. Toutefois, ne soyez pas surpris d’y voir des moteurs à principe hybride ou encore de nouveaux moteurs plus économiques Tier 4 Interim.
Une évolution à suivre, n’est-ce pas ?

Pratiques et innovations

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