Pour ou contre l’Article 7 ?

13 janvier 2010
Par Michel Fournier

Chaque printemps ramène le même questionnement : « Avons-nous la main-d’œuvre nécessaire pour l’ensemble des travaux à réaliser ? »

Un même questionnement s’applique à plusieurs cas. En voici quelques-uns :

  • Parce que votre entreprise a soumissionné plusieurs projets et obtenu des contrats pour des travaux qu’elle n’a pas l’habitude d’effectuer ;
  • Parce que votre entreprise a obtenu plus de contrats qu’habituellement dans les mêmes circonstances ;
  • Parce que votre entreprise a soumissionné un contrat faisant appel à une nouvelle technologie et, contre toute attente, vous avez obtenu le contrat bien que vous ne disposiez pas de la main-d’œuvre qualifiée pour cette technologie ;
  • Parce qu’un concurrent est venu « marauder » vos hommes-clés, vous vous retrouvez avez moins de travailleurs expérimentés.

 

Dans toutes ces circonstances, le besoin est le même : trouver du personnel rapidement. Et l’une des façons de le faire c’est de recruter du sang neuf en profitant de l’ouverture des bassins.

 

On le sait, par l’ouverture des bassins une entreprise a l’opportunité d’aller chercher qui elle veut, à qui elle donnera une carte de compétence pourvu qu’elle garantisse au travailleur 150 heures d’ouvrage. C’est souvent ainsi qu’une entreprise comble ses besoins de main-d’œuvre, avec de jeunes  recrues enthousiastes et motivées.

Malgré la bonne volonté, le cœur au ventre et le désir d’être le meilleur, en règle générale le nouveau salarié fraîchement arrivé par l’ouverture du bassin, manque cruellement de connaissance, de savoir-faire, de compétence et d’expérience. Le seul remède pour remédier au manque de main-d’œuvre qualifiée et bénéficier d’une équipe capable de livrer le travail, c’est la formation !

 

Chaque travailleur en provenance de l’ouverture des bassins doit se soumettre à l’Article 7 du Règlement sur la délivrance des certificats de compétence. L’Article 7 oblige, entre autres, le salarié à suivre un cours de formation dans son métier chaque année. Est-ce là une épine dans le pied ou une opportunité ?

 

Nous pensons qu’il s’agit d’une opportunité qui comporte des avantages pour plusieurs. Vous serez certainement d’accord que c’est une satisfaction pour un employeur de savoir que le « nouveau » à qui il a donné une chance aura à se former pour garder son certificat de compétence. Et qu’il pourra se perfectionner d’année en année gratuitement grâce au Fonds de formation de l’industrie de la construction et bénéficier d’incitatifs pour le récompenser de ses efforts !

 

N’oublions pas qu’il est toujours possible de maximiser les bénéfices du perfectionnement en offrant du perfectionnement en entreprise. Cette façon de faire permet d’ajouter aux bénéfices un meilleur esprit d’équipe et un sentiment d’appartenance à l’entreprise décuplé.

Malgré tout, certains perçoivent cette obligation comme un bâton dans les roues, un détail technique de plus de la CCQ obligeant un travailleur à être en classe plutôt que sur les chantiers.

 

De notre point de vue, c’est tout le contraire. Participer à des activités de perfectionnement, c’est le moment idéal pour le salarié d’apprendre des notions qu’il ne peut apprendre sur le terrain. C’est le moment où il peut poser des questions à un professeur, sans ralentir la cadence de production et obtenir des réponses de la part de formateurs très expérimentés. C’est aussi l’occasion de peaufiner une tâche qu’il ne maîtrise pas bien et qu’il n’a pas le temps de pratiquer sur les chantiers. C’est le moment d’apprendre de nouvelles choses, de découvrir de nouvelles facettes de son métier, d’élargir ses horizons. En bout de piste, c’est l’occasion pour l’employeur de se retrouver avec un employé plus polyvalent.

 

Avec de la formation, le jeune inexpérimenté aura acquis de la vitesse d’exécution, de l’assurance et il pourra partager son nouveau savoir-faire avec les collègues ainsi que son goût d’en apprendre plus.

 

Après avoir eu la chance d’apprendre et de côtoyer d’autres pros de la construction, il est presque garanti qu’il aura le goût et la motivation de se réinscrire l’année suivante, et les autres après… De sorte que, d’ici quelques années, ce travailleur, entré dans l’industrie par la porte arrière, sera peut-être un de nos meilleurs éléments, un leader, un contremaître ou un surintendant, et qui sait, peut-être un jour sera-t-il un de nos formateurs !

C’est peut-être un rêve, mais plusieurs grands projets sont partis d’un rêve ! Nous au  FFIC, on  rêve d’une véritable culture de formation dans une industrie en constante évolution.

 

 Pour obtenir d’autre information, vous pouvez joindre Michel Fournier au FFIC au 1 877 325-1117.

Fonds de formation de l'industrie de la construction
Réglementation

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