Programme 2F2C : un succès sur tous les plans

3 août 2018
Par Marie Gagnon
Programme 2F2C : un succès sur tous les plans

L’an dernier, pas moins de soixante femmes se sont prévalues du programme 2F2C pour se tailler une place dans l’industrie québécoise de la construction.

Il s’agit d’un succès inattendu pour ce programme lancé en 2016 afin de soutenir l’entrepreneuriat féminin par le biais de formations préparatoires aux examens de la Régie du bâtiment du Québec (RBQ). La réussite est telle que les instigateurs du programme, Constructo et la Corporation des entrepreneurs spécialisés du Grand Montréal (CESGM), reviendront en force dès l’automne avec de nouvelles formations offertes gratuitement aux femmes.

 

«L’idée a commencé à germer il y a environ cinq ans, lorsque je suis arrivée en poste, relate Loraine Groulx, vice-présidente aux opérations de la CESGM. Je voyais défiler beaucoup d’entrepreneurs dans nos bureaux, mais très rarement des femmes. Comme les travailleuses au chantier, les entrepreneures sont sous-représentées dans l’industrie. En discutant avec ces femmes-là, j’ai constaté qu’elles disposaient de très peu de moyens pour démarrer leur entreprise ou prendre la relève d’une entreprise existante. J’en ai discuté à l’interne, de même qu'avec Constructo, et c’est ainsi que 2F2C a pris forme.»

 

Loraine Groulx, qui s’attendait au mieux à une trentaine de participantes pour cette première édition du 2F2C, signale que le programme a connu une popularité inespérée. En effet, six mois après son lancement, toutes les formations affichaient complet. «Notre formule a été améliorée plus tôt cette année avec la mise sur pied de formations mixtes. Nous étions soucieux d’offrir un programme efficace qui durera dans le temps afin d’avoir un impact réel sur le pourcentage de femmes dans l’industrie de la construction. Après un suivi serré auprès de nos professeurs et des commentaires reçus des participantes, nous avons réalisé qu’il serait plus bénéfique d’avoir des cohortes avec des profils différents d’étudiants qui apporteraient plus de dynamisme dans les échanges.»

 

«La formation, ce n’est pas vraiment dans les cordes de Constructo, relève Anik Girard, directrice générale et éditrice de Constructo. Mais depuis que nous avons fait l’acquisition de Contech, je constate qu’il n’y a pas assez de femmes dans nos cours. La CESGM est un de nos partenaires de longue date et on partage une vision commune quant à la place des femmes dans l’industrie. C’est d’ailleurs la raison qui nous a motivés à nous unir à leurs efforts et à promouvoir cette initiative dont le but est d’accompagner les femmes dans leur projet d’entrepreneuriat et d’accroître la présence féminine dans l’industrie.»

 

Cet article est paru dans l’édition du vendredi le 20 juillet 2018 du journal Constructo. Pour un accès privilégié à l’ensemble des contenus et avant-projets publiés par Constructo, abonnez-vous.

 

Femmes en construction

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