La machinerie lourde à l’ère de l’efficacité énergétique

4 avril 2019

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La machinerie lourde à l’ère de l’efficacité énergétique
Liebherr

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Dans le monde de la machinerie lourde, l’avenir appartient sans contredit aux fournisseurs qui sauront mettre l’accent sur le compromis parfait, celui qui mène à une augmentation des performances d’opération et de manutention tout en assurant la plus faible consommation de carburant possible.

C’est bien connu, l’augmentation croissante et soutenue du prix du carburant accentue considérablement la part du gâteau occupée par cette dépense, déjà majeure dans le budget de gestion d’un chantier de construction.

 

La préoccupation devient d’autant plus importante et plusieurs entreprises priorisent aujourd’hui l’achat ou la location d’équipement non seulement en fonction de leurs besoins, mais aussi en fonction de leur coût d’opération, dans l’idée de favoriser une saine gestion.

 

En somme, pour y voir clair avec la gestion des coûts, il faut arriver à établir un rapport entre la consommation de carburant – soit le nombre de litres requis à l’heure – et le rendement énergétique – soit la quantité d’ouvrage complété avec chaque litre.

 

 

Les facteurs principaux

Différents facteurs entrent en ligne de compte quand vient le temps de mesurer l’économie de carburant. D’entrée de jeu, l’entretien est essentiel. Une machine entretenue ponctuellement offrira un bien meilleur rendement autant pour la consommation que pour la production.

 

Même si une machine est l’objet d’un suivi constant et d’un entretien minutieux régulier, son design et sa technologie de propulsion demeurent deux éléments incontournables.

 

Une technologie à la fine pointe devient vite rentable quand on considère qu’on peut réaliser des économies de l’ordre de 30 pour cent uniquement en ce qui concerne la consommation de carburant, si on compare avec de la machinerie issue d’une technologie désuète. Parce qu’en fin de compte, plus les machines sont performantes et plus elles permettent d’effectuer une tâche rapidement. Plus elles terminent une tâche rapidement et moins elles nécessitent de carburant.

 

La puissance du moteur, le groupe motopropulseur, le verrouillage du différentiel, les systèmes hydrauliques, les systèmes de refroidissement, voilà une quantité d’éléments qui influencent en partie la consommation. Quant à l’opérateur, par son aptitude à manœuvrer l’appareil de manière optimale, il est responsable pour environ un cinquième de la surconsommation.

 

De plus en plus on voit poindre des systèmes novateurs permettant de réaliser d’intéressantes économies de consommation de carburant. Par exemple, lorsqu’une machine n’est pas en mouvement ou en situation de travail, elle offre un mode ralenti automatique qui vient réduire le régime moteur, ce qui, du même coup, entraîne des économies de carburant et une réduction des émissions de gaz.

 

Il y a bien d’autres manières de voir à la saine gestion de la consommation de son parc de véhicules, entre autres en s’assurant d’avoir un carburant de bonne qualité. En stockant ses réservoirs de manière optimale, à l’abri des intempéries. En veillant à l’installation de systèmes de filtration efficaces et en effectuant un suivi constant de ses stocks de carburant.

 

Il faut cependant noter que l’indice de consommation réel d’une machine ne se résume pas uniquement à la consommation totale de carburant par rapport au nombre total d’heures de service. Le calcul doit prendre en compte une multitude de facteurs tels que les outils qu’on y a attachés, la configuration de cette machinerie, l’âge et l’usure, l’entretien, le comportement de son opérateur, le type de sol sur lequel il est appelé à travailler ou la température externe.

 

Un suivi en temps réel

Avant de procéder à l’acquisition ou à la location d’un bouteur ou d’une chargeuse, par exemple, il faut s’assurer que le fournisseur de machinerie offre des données réelles sur la consommation de ses appareils. La carte de la transparence est de mise à ce sujet. Des équipementiers proposent maintenant des calculateurs précis permettant de mesurer le potentiel d’économie de carburant.

 

Pour certains, il y a même possibilité de consulter les données de l’ensemble des exemplaires d’un modèle en opération en ligne, si bien qu’il devient impossible de fausser les chiffres, puisque le « big data » fait office de base de données.

 

Une fois sur le chantier avec cette technologie, le consommateur peut consulter ses données en temps réel, par le biais d’un système de télématique. Ainsi, il peut être bien au fait de la consommation horaire moyenne de sa machinerie. Il peut aussi mesurer l’efficacité de ses opérateurs et établir un rapport avec la consommation de carburant.

 

En misant sur l’efficacité énergétique, tout le monde y gagne, autant l’environnement que le portefeuille. Qui dit mieux?

 

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