Le promoteur Velyon et le Fonds immobilier de solidarité FTQ signent leur premier partenariat avec Le Hector. Le projet multilocatif de deux phases prévoit, dans un premier temps, 271 unités de style condos, dans le secteur Pont-Viau. Ce premier lot d'une valeur de 96,5 M$ serait livré en juin 2027.
Le bâtiment de sept étages hors sol couvrira une superficie totalisant 202 000 pieds carrés (p2). Il abritera des unités d’une, de deux et de trois chambres, 28 studios abordables de 455 p2, en lien avec le programme de la Société canadienne d’hypothèques et de logement (SCHL), et des aires communes, sur un terrain d'environ 75 000 p2. De plus, 248 cases de stationnement seront réparties sur deux niveaux souterrains.
Les locataires auront accès à une cour intérieure, une salle de réception, des espaces de cotravail, un gym, un chalet urbain et une grande terrasse sur le toit avec piscine. Les concepteurs ont choisi de maximiser l’entrée de lumière naturelle et de mettre de l'avant diverses mesures durables qui permettront à l'immeuble d'être 40 % plus performant qu'un projet standard et de générer 73% moins de GES que ce qu'exige le Code de construction du Québec.
Situé au 700, boulevard des Laurentides, à l'angle du boulevard du Souvenir, à Laval, l'immeuble voisinera les autoroutes 15 et 440, des pistes cyclables et deux stations de métro. « Nous sommes à la limite de Pont-Viau et Laval-des-Rapides », présente Cédric Constantin, associé et vice-président de Velyon. « Cet axe-là est complètement dégagé, de sorte que l'on voit très bien le mont Royal et une partie de la métropole. Nous sommes très proches du stade de l'équipe de soccer féminin Les Roses de Montréal et de la gare de train de banlieue Concorde, qui mène au centre-ville de Montréal et à Saint-Jérôme. »
Mis en chantier en septembre 2025, Le Hector — qui était le prénom du premier maire de la municipalité indépendante de Pont-Viau, dans les années 40 — est actuellement à l'étape des fondations. La structure serait érigée jusqu'à l'automne.
Dès la livraison de la première phase, à l'été 2026, les équipes entreprendront la seconde phase, qui comptera quant à elle 144 unités, également sur sept étages, mais sur un terrain adjacent plus petit. « Les espaces communs sont dans la phase 1. Les gens y auront accès sans avoir à sortir. » Quant au coût de cette seconde phase, Cédric Constantin indique qu'il est encore trop tôt pour s'avancer.
Pour mener son projet à bon port, Velyon s'est entouré de Construction Dinamo (entrepreneur général), blanchette archi.design et TLA en consortium (architecture et design intérieur), BUILDing Consultants (ingénierie électromécanique), Leroux+Cyr (ingénierie structurale), Équipe Laurence (ingénierie civile) et Version paysage (aménagement extérieur).
Prévisibilité
La jeune entité basée à Montréal a choisi Laval comme terreau pour ses premiers projets. « C'était là qu'on sentait que le marché était favorable pour nous, explique le vice-président de Velyon. L'ancien règlement de Laval avait une cinquantaine d'années et n'était plus du tout adapté aux réalités du développement actuel. Le maire Boyer et l'administration lavalloise ont fait un travail extraordinaire de refonte réglementaire pour l'ensemble du territoire, ce qui a rendu possible la réalisation de projets de cette envergure-là. Nous avons ici une Ville qui est très collaborative. Ils ont mis en place ce cadre-là pour attirer des projets et nous, nous avons complètement embarqué là-dedans ! Le mot magique, c'est prévisible. Le nouveau cadre réglementaire mis en place est prévisible. Et pour nous, dans le développement immobilier, c'est quelque chose qui est hyper important. »
En juin prochain, le promoteur prévoit la construction de 238 autres unités, cette fois sur le boulevard Curé-Labelle, dans le secteur Saint Rose. Le projet porterait le prénom du concepteur du pont Viau, Marius Dufresne, décédé lors de la surveillance des travaux de construction d'un autre de ses ouvrages, le pont de Sainte-Rose. Également planifié pour 2027, quelque 460 unités sur le boulevard Chomedey, à proximité du Centropolis. Ce projet, censé se décliner en deux phases, pourrait ne comporter qu'un seul bâtiment.

