2006 : Une rentrée perturbée

Journal constructo 2006

Les faits saillants de 2006

  • Écroulement du viaduc de la Concorde, à Laval
  • Construction de l’École de gestion John-Molson, par l'Université Concordia
  • Alcan annonce des investissements de 2 G$ sur 10 ans, au Saguenay
  • Réaménagement et réfection de l'aéroport Montréal-Trudeau
  • Stephen Harper devient premier ministre du Canada
Par Patricia Gagnon

Le Québec est sous le choc en cette find’été 2006. Le 30 septembre, le via-duc de la Concorde, qui surplombe l’autoroute 19, à Laval, s’écroule et tue cinq automobilistes. Quelques jours plus tôt, c’était la fusillade au Collège Dawson, à Montréal, qui semait la panique et la consternation. 

Malgré tout, les chantiers se succèdent sur les campus, notamment à l’Université Concordia qui annonce la construction de l’École de gestion John-Molson.

 

Situé au coin de la rue Guy et du boulevard de Maisonneuve, le pavillon de 15 étages, serti de briques rouges et évalué à 120 millions $, accueillera les étudiants dès la rentrée 2009 et sera relié par un tunnel à la station de métro Guy-Concordia. C’est ensuite au tour de l’École de technologie supérieure (ÉTS) d’allouer 64,3 millions $ à la phase 3 du développement de ses installations qui ont également pignon sur rue au centre-ville. Pendant ce temps, dans la région de la Vieille Capitale, l’Université Laval entame, au coût de 58 millions $, la phase 2 du réaménagement du pavillon Ferdinand-Vandry et l’Université du Québec à Rimouski (UQAR) met en chantier un édifice ultramoderne de quatre étages sur son campus de Lévis.

 

Toujours à Lévis, mais dans le secteur industriel, Ultramar entreprend d’importants travaux de 200 millions $ à la raffinerie JeanGaulin. Une somme colossale certes, mais moins que les 2 milliards $ que prévoit investir Alcan d’ici 10 ans au Saguenay. Une bonne nouvelle pour la région d’autant plus que Québec participe au projet et accorde un prêt de 400 millions $, sans intérêts, au géant de l’aluminium. Les choses se présentent toutefois moins bien en Mauricie où Norsk Hydro annonce qu’elle mettra la clé sous la porte de son usine de Bécancour dès l’an prochain. La vigueur du dollar canadien et la concurrence chinoise expliqueraient cette fermeture qui laissera 380 personnes sans emploi.

 

L’économie québécoise poursuit néanmoins sur sa lancée, surtout à Montréal où les projets résidentiels se multiplient. Parmi les plus importants, la conversion en lofts des huit îlots industriels de l’ancienne usine d’Imperial Tobacco, dans le quartier Saint-Henri, s’attire des félicitations en raison de son audace. À terme, le vaste complexe immobilier de 80 millions $ comptera deux bâtiments supplémentaires et offrira 486 unités, dont 170 à prix abordable et 78 logements sociaux.

 

À Dorval, l’aéroport Montréal-Trudeau s’offre une cure de rajeunissement de 120 millions $. En plus de la relocalisation de la zone des départs transfrontaliers, le vaste chantier verra aussi la construction d’un hôtel de 275 chambres de la chaîne Marriott. Autre motif de réjouissance : la nouvelle salle de concert de l’Orchestre symphonique de Montréal (OSM) verra enfin le jour après plusieurs années de tergiversations. L’amphithéâtre de 1 900 places, évalué à 100 millions $, sera érigé sur l’esplanade de la Place des Arts et accueillera les mélomanes dès septembre 2011. Le premier ministre Jean Charest, qui assiste à la conférence de presse en compagnie du directeur musical de l’OSM, Kent Nagano, affirme que la Maison symphonique aura l’une « des meilleures acoustiques » du continent.

 

C’est aussi en 2006 que le gouvernement du Québec scelle l’entente sur l’équité salariale. Le règlement, estimé à 700 millions $, comprend le versement d’une compensation rétroactive et la réduction graduelle des écarts salariaux entre les emplois à prédominance féminine et ceux à prédominance masculine.

 

Sur la scène fédérale, Stephen Harper remporte les élections générales du 23 janvier 2006 et devient le 22e premier ministre du Canada. Pour les conservateurs, il s’agit d’un retour au pouvoir après 12 ans de règne libéral. Enfin, en décembre, Stéphane Dion prend la tête du Parti libéral du Canada alors que l’ex-premier ministre Paul Martin tire sa révérence après 18 ans de vie politique.

Cet article est paru dans l’édition du jeudi 7 novembre 2013 du journal Constructo. Pour un accès privilégié à l’ensemble des contenus et avant-projets publiés par Constructo, abonnez-vous !