Port-Daniel-Gascons fourmille d’activité

20 février 2015
Par Marie Gagnon
Port-Daniel-Gascons fourmille d’activité

Sur terre comme sur mer, le chantier de Ciment McInnis est le théâtre d’une intense activité. Plusieurs travaux étaient à compléter avant l’hiver, tels le bétonnage des silos et la coulée des fondations de différents équipements nécessaires à la production du ciment.

L’échéancier est serré : la cimenterie de 1,1 milliard $ doit démarrer ses opérations commerciales en janvier 2017.

 

« Cette date butoir comprend en plus une période de rodage de six mois, signale Christian Gagnon, le président et directeur général de Ciment McInnis. Compte tenu de l’ampleur du chantier, cela laisse peu de temps pour la construction des installations. Et des installations, il y en a plusieurs entre l’extraction du calcaire et l’expédition du ciment par voie maritime. »

 

Le projet comporte en effet trois grands ensembles industriels, à savoir la carrière, l’usine et le terminal maritime. À elle seule, l’usine réunit plusieurs sites industriels destinés aux différentes étapes de production du ciment. Notamment un lieu de concassage et de dosage du cru, une tour de chauffage pour la cuisson du clinker et encore des broyeurs pour une dernière mouture avec le gypse.

 

À cela s’ajoutent des ateliers d’entretien pour les équipements fixes et mobiles, des laboratoires de contrôle de la qualité et un complexe administratif, sans oublier les convoyeurs et les imposantes unités de stockage. Même si quelques travaux avaient été amorcés au moment où le projet avait été suspendu, en 1997, tout restait à faire lorsque le consortium formé de WSP et Strudes, qui réalise le chantier en mode IAGC (ingénierie, approvisionnement, gestion, construction), a relancé les travaux au printemps dernier.

 

En 2014, le groupe avait pour mission de mettre en place les services souterrains, de préparer le site et de construire un bassin de sédimentation. Ce dernier a été complété avant les Fêtes et est fonctionnel depuis. Les travailleurs devaient également commencer le montage de l’entrepôt des additifs et celui de la tour de préchauffage. Ces ouvrages avancent bien, le premier étant terminé à 80 %, tandis que la structure d'acier du second continuera de s'ériger dans les prochains mois.

 

Christian Gagnon ajoute que la construction d’un premier silo hors normes, faisant 23 mètres de diamètre sur 73 mètres de hauteur, a été achevée à l'automne 2014. Fin octobre, des équipes ont par ailleurs commencé la coulée en continu d’un premier silo de clinker. Il y en a trois au total et chaque silo demande une quinzaine de jours de bétonnage. Cette opération s'est terminée en décembre dernier, suivant ainsi l’échéancier établi.

 

Le programme s’annonce tout aussi chargé cette année. Pour donner une idée de l’envergure du projet, l’homme fort de Ciment McInnis souligne que le chantier mobilisera environ 700 travailleurs de la construction en moyenne par année. Plus concrètement, les travaux représentent le dynamitage de 200 000 mètres cubes de roc et l’excavation de 200 000 mètres cubes de terre. C’est aussi l’utilisation de 70 000 mètres cubes de béton et la mise en œuvre de 13 000 tonnes d’acier de charpente.

 

Parmi les travaux à réaliser en 2015, notons la mise en place de la sous-station électrique et de sa ligne de 230 kV, dont le raccordement se fera à l'automne, ainsi que la construction de 10 ducs-d'Albe, pilliers servant à l'accostage et l'amarrage de bateaux, à partir de la mi-avril. Le coulage de quatre silos de ciment et le parachèvement de trois entrepôts sont également prévus au cours de l'année.

 

Lors de sa mise en service, début 2017, la cimenterie de Port-Daniel-Gascons produira 2,2 millions de tonnes de poudre de ciment par année. Cette production, destinée aux marchés de l’est du Canada et de la côte est nord-américaine, sera livrée uniquement par voie maritime.

 

Rappelons que le projet bénéficie d’un prêt garanti de 250 millions $ consenti par Québec. Investissement Québec a également injecté 100 millions dans l’entreprise, tandis que la Caisse de dépôt et placement y a investi 100 millions sous forme de capital-actions.

 


Cet article est paru dans l’édition du jeudi 22 janvier 2015 du journal Constructo. Pour un accès privilégié à l’ensemble des contenus et avant-projets publiés par Constructo, abonnez-vous !

Ajouter un commentaire

Le contenu de ce champ sera maintenu privé et ne sera pas affiché publiquement.
CAPTCHA
Cette question permet de s'assurer que vous êtes un utilisateur humain et non un logiciel automatisé de pollupostage. À noter: les erreurs de type majuscule/minuscule sont ignorées.
CAPTCHA visuel
Entrez les caractères (sans espace) affichés dans l'image.