École anglophone de Drummondville : technologies vertes et accès au plein air

14 avril 2021
Par Ruby Pratka

Quand la Commission scolaire Eastern-Townships (CSET) concevait la nouvelle école primaire anglophone de Drummondville, au cours de 2019, elle voulait surtout donner de l’espace aux élèves. Le bâtiment actuel est plein à craquer. Selon un reportage de CBC, à sa construction en 1999, seulement une centaine d’élèves fréquentaient l’école. En 2018, le nombre portait à 239.

En juin 2019, le ministère de l'Éducation a annoncé un financement de 13 millions de dollars (M$) pour le nouveau bâtiment; le budget final approuvé par le Ministère, selon la CSET, est de 16,6 M$. La Ville de Drummondville a fait don d’un ancien parc municipal à la CSET, afin qu’elle y construise une école qui mettrait l’accent sur les technologies vertes et l’accès au plein air. Le bâtiment mesurera 4 000 mètres carrés; la superficie du campus sera de 35 000 mètres carrés, soit cinq fois plus grande que celle de l’ancienne école.

 

Le système de chauffage sera alimenté par des puits géothermiques, ce qui permettra à l’école d’être autonome à 90 % sur le plan énergétique et de faire des économies importantes.  « Nous n’utilisons aucune énergie fossile; tout sera électrique et géothermique », précise Éric Plante, directeur de ressources matérielles à la CSET.

 

Les salles de classe des tout-petits bénéficieront de planchers chauffants. Le côté nord et le côté sud du bâtiment seront chauffés par deux réseaux séparés, permettant de chauffer moins le côté du bâtiment qui reçoit le plus de soleil. Le système de ventilation sera aussi sensible à l’achalandage. L’éclairage DEL sera utilisé partout dans le bâtiment, et, dans le cadre du plan annoncé par le gouvernement Legault en aout dernier, le bois et l’aluminium du Québec auront une place de choix. Une partie de l’étage supérieur sera convertie en salle de classe à ciel ouvert avec de la place pour des petits projets de culture de plantes, précise Éric Plante.

 

Également, le bâtiment et les installations de jeu extérieures seront accessibles aux personnes en fauteuil roulant.

 

Le bâtiment a été conçu par la firme d’architectes sherbrookoise Espace Vital. L’entrepreneur général est Construction Marc Drolet. Les firmes d'ingénierie impliquées sont CIMA+ (génie civil/structural) et exp (mécanique / électrique). La construction a débuté en février dernier. À l’heure actuelle, selon Éric Plante, la semelle de fondation du bâtiment est coulée; les équipes achèvent le creusage des puits géothermiques et commencent à travailler sur les murs de fondation. Ensuite, la structure en bois et en métal du bâtiment ainsi que les murs extérieurs seront construits. L’ouverture de l’école est prévue en 2022, et la CSET prévoit utiliser le nouveau bâtiment dès sa complétion.

 

Éric Plante considère que la construction avance bien. « Nous avons un délai assez serré, mais nous devrions y arriver,  dit-il. Ce qui nous inquiète, ce sont les prix des matériaux et leur approvisionnement. Le prix du bois a monté en flèche et normalement, ça n’arrive pas quand il y a beaucoup de bois disponible. »

 

Après la construction, une partie du campus extérieur restera vide pour faciliter une expansion éventuelle. Une autre partie restera boisée, pour faciliter la randonnée pédestre et la découverte de la nature. « Nous voulons une école verte et inclusive, conclut Éric Plante. La ville nous a confié un parc, et nous le remplaçons avec un parc-école. » 

 

Cet article est paru dans l’édition du 1er avril 2021 du journal Constructo. Pour un accès privilégié à l’ensemble des contenus et avant-projets publiés par Constructo, abonnez-vous.