Réfection majeure du pont-tunnel Louis-Hippolyte-La Fontaine

31 mars 2020
Mise à jour le

À l’instar des autres grands ouvrages d’art construits dans les années 60, le pont-tunnel Louis-Hippolyte-La Fontaine gagne en âge, de même que ses approches. Bien qu’il soit loin d’avoir atteint sa fin de vie utile, un petit lifting s’avère de mise afin d’en assurer la pérennité.

Transports Québec planifie actuellement une réfection majeure de cette infrastructure inaugurée en 1967 et qui relie les autoroutes 20 et 25, soit l’est de l’ile de Montréal et Longueuil, via l’ile Charron.

 

Ce lien névralgique, d’une longueur de 1,5 km et muni d’un pont de 457 m de longueur, constitue le plus grand tunnel sous-marin au Canada. Lors de sa construction, le tunnel était considéré comme la plus importante structure en béton précontraint au monde. Sa réalisation avait alors requis 75 millions de dollars et plus de trois ans de travaux.

 

Plusieurs chantiers

Sa mise à niveau, qui doit accroitre l’intégrité de l’ouvrage pour une période de plus de 40 ans, doit comporter les interventions suivantes :

  • la réfection de différentes composantes du tunnel, dont la chape de béton, les murs, la voute, les joints, et le drainage;
  • la reconstruction de la chaussée de béton de l’autoroute 25 de part et d’autre du tunnel entre l’ile Charron et la rue Sherbrooke, à Montréal;
  • la modernisation des systèmes électriques, d’éclairage, de ventilation, de surveillance et de communication;
  • l’ajout de protection contre les incendies;
  • le réaménagement des tubes de service;
  • et la mise en place de nouvelles infrastructures destinées au transport collectif.

 

C’est ainsi que sont également sur les tables à dessin diverses autres éléments liés à des mesures d’atténuation. Entre autres :

  • la construction d’un nouveau stationnement incitatif de 350 cases, à l’angle du boulevard De Montarville et de l’A-20 à Boucherville;
  • l’agrandissement des stationnements incitatifs Beloeil (ajout de 150 places) et De Mortagne à Boucherville (ajout de 350 places);
  • la construction de cinq quais d’autobus supplémentaires à la station de métro Radisson, à Montréal;
  • et l’aménagement de tronçons de voies réservées (autobus et covoiturage) dans l’échangeur Anjou, à Montréal.

 

Les premiers travaux qui seraient effectués concerneraient d’ailleurs ces mesures d’atténuation sur la Rive-Sud de Montréal.

 

Une réalisation en mode CCF

Québec a décidé que le projet de réfection serait réalisé en mode alternatif de type conception-construction-financement (CCF). Le Ministère confiera donc à un consortium d’entrepreneurs la préparation des plans et devis et la réalisation des travaux.

 

Deux consortiums se sont qualifiés, à l’automne 2018, pour participer à l’appel de propositions. Toutefois, l’un des deux groupes s’étant désisté en mai 2020, un seul consortium demeure en lice pour l’instant :

  • Renouveau La Fontaine, composé des membres suivants :
    • Eurovia Infra
    • Pomerleau Inc.
    • I&S Mobility-Way Inc.
    • Dodin Campenon Bernard S.A.S.

 

Le processus d’attribution du contrat pour la conception, la construction et le financement du projet de réfection majeure du tunnel Louis-Hippolyte-La Fontaine se poursuit malgré la pandémie. Le projet n’est donc pas reporté.

 

Le mandataire dont les services seront retenus – aucune décision n’a encore été prise à ce sujet – aura la responsabilité de se doter du financement requis pour réaliser le projet. La mise en place d’un péage pour accéder au pont-tunnel n’est toutefois pas prévue.

 

Rappelons que ce projet est inscrit au Plan québécois des infrastructures 2019-2029 dans la catégorie des projets routiers en planification. Il est assujetti à la Directive sur la gestion des projets majeurs d’infrastructure publique.

 

Échéancier

Printemps 2020

  • Finalisation du plan d’affaires et estimation des couts du projet
  • Annonce du consortium qui sera retenu
    • Le processus menant à l’octroi du contrat a été retardé à la suite du désistement, au mois de mai, d’un des deux consortiums s’étant qualifiés à l’automne 2018.
  • Amorce souhaitée des travaux

 

2024

  • Fin anticipée des travaux