Budget du Québec 2026-2027 : l’industrie de la construction accueille prudemment les investissements

Le gouvernement du Québec maintient le cap sur les infrastructures avec son Plan québécois des infrastructures (PQI) 2026-2036, qui met l’accent sur l’entretien du parc existant dans un contexte de finances publiques serrées.

L’ensemble du plan prévoit des investissements totalisant plus de 160 G$ sur dix ans, dont une part importante consacrée au maintien des actifs.

 

Québec cherche notamment à freiner la détérioration de ses infrastructures publiques, alors que le déficit de maintien des actifs dépasse maintenant les 40 G$, touchant notamment les routes, les écoles et les bâtiments publics.

 

Malgré cette orientation, plusieurs acteurs de l’industrie ont réagi avec prudence.

 

L’Association des constructeurs de routes et grands travaux du Québec (ACRGTQ) estime que la réponse du gouvernement demeure timide face à l’ampleur du déficit de maintien des actifs. L’organisation souligne que les besoins restent importants, particulièrement pour les infrastructures routières, et plaide pour des investissements plus soutenus afin d’éviter une détérioration accrue du réseau.

 

L’Association de la construction du Québec (ACQ) parle pour sa part d’un budget « en demi-teinte ». Si elle salue le maintien d’importants investissements dans les infrastructures, l’association souligne que le contexte budgétaire limite la capacité du gouvernement à accélérer le développement de nouveaux projets.

 

La Corporation des entrepreneurs généraux du Québec (CEGQ) considère également que le budget envoie des signaux contrastés. L’organisation estime que certaines orientations vont dans la bonne direction pour les infrastructures, mais juge que plusieurs mesures demeurent insuffisantes pour répondre aux besoins du secteur et assurer une planification plus prévisible des projets publics.

 

Du côté du secteur résidentiel, l’Association des professionnels de la construction et de l’habitation du Québec (APCHQ) déplore que l’habitation pour la classe moyenne ne figure pas parmi les priorités du gouvernement. Selon l’association, peu de mesures structurantes sont proposées pour stimuler la construction résidentielle et améliorer l’accès à la propriété.

 

L’Association des firmes de génie‑conseil – Québec (AFG) accueille favorablement le maintien des investissements en infrastructures, mais indique que l’industrie jugera les annonces à la lumière des projets qui seront réellement mis en œuvre. Elle insiste sur l’importance d’une planification stable et prévisible pour permettre au secteur du génie-conseil de soutenir efficacement les projets.

 

Enfin, AluQuébec juge la réponse du budget décevante pour la filière de l’aluminium. L’organisation estime que les mesures annoncées ne répondent pas suffisamment aux pressions économiques qui fragilisent cette industrie stratégique pour le Québec.

 

Sources : Cabinet du ministre responsable des Infrastructures, ACRGTQ, ACQ, CEGQ, APCHQ, AFG et AluQuébec