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    Un nouveau terrain multisport avec éclairage sera aménagé sur le mont Royal, dans l'arrondissement Ville-Marie, à compter de 2017. D'une superficie de 9 670 mètres carrés, il sera aménagé...
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  • 31 mai 2023
    Par Isabelle Leclerc

    Le gazomètre historique du quartier de Schöneberg, à Berlin, deviendra une tour de bureaux moderne à la suite d’audacieux travaux de reconversion.

    Depuis 2008, le campus commercial et scientifique EUREF se développe dans la zone entourant un gazomètre désaffecté d’une ancienne usine à gaz municipale de Berlin. Dernier bâtiment du quartier à être reconverti, le gazomètre a été dépouillé de son intérieur pour lui donner une nouvelle vie tout en mettant en valeur sa structure métallique patrimoniale. Ce projet évalué à 200 000 millions d’euros comporte toutefois des défis de construction majeurs.

     

    Chantiers en parallèle

    La particularité de ce chantier amorcé en août 2021 réside dans le fait que deux sous-projets s’y déroulaient en parallèle : la construction d’un nouveau bâtiment circulaire de 15 étages et la réfection du squelette d’acier du gazomètre qui lui sert de cadre. Alors qu’une équipe dépouillait la structure métallique de son revêtement par une technique de sablage et appliquait une protection contre la corrosion, une autre équipe construisait simultanément, à seulement 1,2 mètre de distance, l’enveloppe de la nouvelle tour.

     

    Misant sur un design industriel et une performance énergétique accrue, le nouveau bâtiment phare du campus comprendra à terme quelque 28 000 mètres carrés d'espaces de bureaux sur 12 étages, un centre de conférence logé dans la coque en acier vert de 16 mètres de haut à la base du gazomètre, de même qu’un sky lounge et un toit-terrasse accessible au public à quelque 66 mètres du sol.

     

    Rénovation au cœur d’une cage d’acier

    Pour mener à bien la rénovation de la structure dans un espace aussi restreint, l’entrepreneur WOLFF & MÜLLER a fait appel à l’entreprise PERI qui a conçu une solution d'échafaudage qui suivait étroitement la forme de la structure circulaire en acier sur toute la hauteur. Entièrement fermé à l'intérieur et à l'extérieur pour protéger la zone environnante, l'échafaudage a été déplacé autour du gazomètre par sections dans le sens des aiguilles d'une montre pendant la phase de rénovation. Il a ainsi été possible de décaper chacun des segments d'acier en même temps que les travaux de construction du gros œuvre en étant relativement épargné par les bruits et les salissures excessifs liés à la construction de la tour.

     

    Façade transportée sur rails

    La distance entre le squelette en acier et l'enveloppe du nouvel immeuble de bureaux n’étant que de 1,20 mètre, tous les éléments de la façade extérieure ont dû être soulevés et poussés jusqu'à 65 mètres au bon endroit à travers cet espace étroit. Cette fois, WOLFF & MÜLLER s’est tourné vers le constructeur de façades FKN Group pour développer une solution spécialement adaptée au projet de gazomètre : chaque élément a été soulevé au niveau du sol sur un système de rails circulaires dans l'espace intermédiaire. Le chariot électrique a conduit les éléments autour du bâtiment vers le bon site d'installation, où ils ont été soulevés par une minigrue.

     

    Logistique de transport complexe

    Le chantier de construction de la nouvelle tour était difficilement accessible puisqu’entouré par la charpente en acier du gazomètre d’une hauteur d'environ 78 mètres. Une logistique complexe a donc été nécessaire pour assurer le transport vertical des matériaux et des travailleurs. Deux puissants ascenseurs de construction ont été installés à l'intérieur du nouveau bâtiment et les différentes entreprises présentes sur le chantier devaient réserver en ligne des créneaux horaires pour les utiliser. Chaque trajet était suivi par un liftier et un contremaître logistique assurait la vue d'ensemble.

     

    Un imposant centre de conférence

    La zone inférieure du nouveau gazomètre servira de zone de conférence pour le Campus EUREF. L'équipe de construction a construit des soi-disant fermes afin que le hall de 12 mètres de haut puisse rester sans colonne. Des entretoises inclinées massives en béton armé transfèrent les charges des supports des étages supérieurs aux composants adjacents; une charge de 1480 tonnes doit ainsi être déviée sur chaque treillis.

     

    Un projet BIM et LEAN

    Une maquette virtuelle du projet a été réalisée bien avant le premier coup de pioche sur le chantier et tous les partenaires du projet de conversion du gazomètre ont travaillé avec le Building Information Management (BIM). Selon la phase de planification ou de construction, le jumeau numérique est utilisé à différentes fins, par exemple pour visualiser des détails lors de réunions, pour effectuer des contrôles de qualité, pour dériver les quantités de matériaux pour l'appel d'offres, pour simuler le processus de construction ou pour des comparaisons cible/réel.

     

    Le Lean Management a également été appliqué au projet pour assurer son efficacité. Cette philosophie permet d'améliorer en permanence les processus et de rendre l'ensemble de la chaîne de valeur allégée et efficace; ni le temps ni les ressources ne doivent être gaspillés. L'équipe du gazomètre a utilisé différents cas d'utilisation basés sur le principe du Lean, dont le système Last Planner. Selon cette approche, la direction de la construction ne distribue pas d’horaires préétablis, mais les élabore au quotidien avec les équipes du chantier. 

     

    Solutions techniques sur mesure, BIM, LEAN… les nombreuses initiatives mises en place sur ce chantier particulier semblent avoir porté leurs fruits : « Nous sommes dans les délais », rapportait Carsten Hofmann, responsable principal de chantier chez WOLFF & MÜLLER, par voie de communiqué en mai 2023. « Le gros œuvre du nouvel immeuble de bureaux s'est achevé fin 2022 et depuis, tous les éléments de façade ont également été installés, ce qui signifie que l'enveloppe du bâtiment est scellée. La restauration du monument industriel est achevée à 80 % et devrait l’être totalement d'ici septembre 2023. »

     

    Le projet en chiffres :

    • 22 000 mètres cubes de béton ont été utilisés dans le cadre du projet; cela correspond à 55 000 tonnes ou 2 900 bétonnières.
    • 4 300 tonnes d'acier d'armature.
    • 12 600 mètres carrés d'éléments préfabriqués en verre composent la façade, pour un poids total de 790 tonnes. La vitre la plus lourde pèse 633 kilogrammes.
    • 669,7 kilomètres de lamelles de protection solaire individuelles.
    • Environ 600 000 heures de travail actuellement compilées. Et environ 10 000 heures sont ajoutées chaque semaine.
    • Jusqu'à 250 artisans répartis en 60 corps de métiers travaillent chaque jour sur le chantier.
    • Le projet devrait accueillir ses premiers locataires en janvier 2024.

     

    Sources : WOLFF & MÜLLER, PERI SE, EUREF Campus

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    Des modifications au chapitre III, Plomberie, du Code de construction sont entrées en vigueur le 29 avril 2014, ce qui signifie que toute nouvelle installation de plomberie doit maintenan...
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      Une chronique du cabinet Dufresne Hébert Comeau - Dans une décision récente rendue le 31 juillet dernier par l’honorable Robert Mongeon dans l’affaire Ceriko Asselin Lombardi inc. c. S...
  • 17 décembre 2025
    Par Anthony St-Pierre

    Plus qu’un simple ensemble immobilier, Cloud 11 constitue un nouveau parc créatif transformateur pour Bangkok. En intégrant des stratégies d’aménagement paysager durable, le projet façonne un espace urbain qui redonne à son environnement, en renforçant la résilience écologique, l’ancrage culturel et les liens communautaires.

    Snøhetta, en collaboration avec A49 Architects, a dévoilé son plus vaste projet de régénération urbaine en Asie pour Magnolia Quality Development Corporation (MQDC). Ce projet de régénération urbaine mixte de 250 000 m² établit un précédent pour l’adaptation climatique des villes d’Asie du Sud-Est.

     

    Situé dans le secteur de South Sukhumvit, l’un des pôles culturels et d’innovation les plus dynamiques de la capitale thaïlandaise, Cloud 11 est structuré autour d’une cour centrale servant à la fois d’infrastructure écologique et de parc culturel.

     

    Une oasis urbaine

    La conception mise sur la puissance du paysage pour créer une oasis urbaine favorisant la résilience environnementale et le bien-être communautaire. Le projet s’inspire des strates caractéristiques de Bangkok : les rues bordées de shophouses, les lignes de train aérien et les nouvelles tours de grande hauteur. En façonnant l’architecture à partir des interstices entre ces différentes couches, Cloud 11 crée un nouvel espace « entre-deux ». Il en résulte un vaste paysage public à échelle humaine qui reconnecte les quartiers et offre un espace vivant et inclusif.

     

    Bangkok est confrontée à d’importants défis urbains, notamment la hausse des températures, la pollution de l’air, des inondations récurrentes et l’un des plus faibles ratios d’espaces verts publics en Asie — moins de 7 m² par habitant, comparativement à une moyenne régionale de 39 m². La réponse de Snøhetta à ces enjeux repose sur une approche durable axée sur le paysage, combinant un repère horizontal et un paysage surélevé afin de privilégier l’ouverture, l’accessibilité, l’adaptabilité et la vie communautaire.

     

    Conçu comme une nouvelle plateforme dédiée à l’innovation, à la créativité et à un mode de vie urbain durable, avec un accès facile au transport collectif, Cloud 11 réunira des entreprises créatives, des artistes et des entrepreneurs. Le projet offrira également aux résidents et aux visiteurs un accès 24 heures sur 24 à des lieux culturels, des commerces, des hôtels et de vastes espaces verts. L’ouverture au public est prévue pour mars 2026.

     

    Réponse paysagère aux défis urbains

    Cloud 11 répond aux défis urbains pressants de Bangkok en s’alignant sur les initiatives Green Bangkok 2030 et Enter Bangkok 2050, qui traduisent les engagements de la Thaïlande dans le cadre de la Convention-cadre des Nations Unies sur les changements climatiques (CCNUCC) et de l’Accord de Paris. En tant que développement appuyant ces objectifs nationaux et internationaux, le projet adopte une approche durable axée sur le paysage afin de compenser les impacts environnementaux des grands projets urbains.

     

    La conception s’inspire du tissu urbain stratifié de Bangkok, avec une volumétrie adaptée aux conditions climatiques locales grâce à des stratégies d’ingénierie environnementale liées au vent et à l’ensoleillement. À l’opposé des tours verticales omniprésentes dans la ville, ce développement a été pensé comme une architecture de l’horizontalité, brouillant les frontières entre architecture et urbanisme.

     

    Nichée entre la tour et le socle, la cour surélevée constitue une réponse novatrice au climat de Bangkok, marqué par les inondations et la chaleur intense, en offrant de l’ombrage passif et une ventilation naturelle. Agissant comme un poumon urbain, le paysage surélevé filtre l’air, atténue la chaleur et favorise la biodiversité. Des stratégies de plantation soigneusement élaborées transforment les espaces verts en acteurs actifs de la santé publique.

     

    Composée de strates végétales diversifiées, la végétation contribue à purifier l’air, tandis que des corridors ombragés à feuillage dense réduisent l’effet d’îlot de chaleur urbain, créant ainsi un microclimat confortable. Des zones de sol et de plantation judicieusement réparties servent de relais écologiques, encourageant la faune et renforçant la biodiversité urbaine.


    Un parc créatif pour tous

    Au cœur de Cloud 11 se déploie un paysage qui agit comme une infrastructure essentielle au bien-être social et à la résilience écologique. Conçu comme un « haut plateau adaptable », ce vaste espace vert est surélevé au-dessus d’un sol sujet aux inondations à Bangkok, créant une topographie sécuritaire et accueillante, dans un microclimat confortable où les gens peuvent se rassembler, jouer et tisser des liens.

     

    L’élément central est la plus grande pelouse surélevée de Thaïlande — un plateau polyvalent pouvant accueillir festivals, spectacles, pique-niques et activités récréatives du quotidien. Encadré par une cour centrale et complété par un réseau de parcs, le paysage agit comme un véritable condensateur social. Des terrains de sport et des aires de jeux s’adressent aux plus jeunes, tandis que des jardins thérapeutiques et des zones de repos répondent aux besoins des générations plus âgées. Des espaces culturels, quant à eux, servent de scène aux rassemblements et événements communautaires.

     

    Afin d’assurer l’accessibilité, le projet intègre des rampes universelles, des ascenseurs extérieurs, des parcours ombragés et un réseau de circulation finement maillé, allant des ruelles et places publiques aux escaliers mécaniques et aux rues.

     

    Durabilité intégrée et ancrage culturel

    Cloud 11 mise à la fois sur la durabilité environnementale et sociale. Les toits verts, les façades ombragées et la ventilation naturelle permettent de réduire la demande énergétique, tandis que les pavements perméables, les noues végétalisées, les jardins de pluie et les bacs filtrants en gravier assurent une gestion des eaux pluviales fondée sur des infrastructures écologiquement responsables. Le mobilier d’assise, fabriqué à partir de bois usiné et de plastiques recyclés, limite les déchets tout en créant des éléments sociaux colorés, durables et à faible empreinte carbone.

     

    La palette végétale du projet privilégie des espèces locales, favorisant la rétention de l’eau lors des fortes pluies de Bangkok et renforçant la résilience environnementale, tout en créant une résonance culturelle. En préservant les arbres matures comme points d’ancrage de la mémoire collective et en les intégrant comme repères vivants, le design associe valeur écologique et patrimoine. La réinterprétation de l’histoire du site — autrefois composé de vergers, de champs de roseaux et de rizières — en un parc contemporain surélevé permet de relier la communauté à ses racines culturelles tout en offrant des espaces verts dynamiques tournés vers l’avenir.

     

    Le paysage surélevé crée une plateforme permettant d’intégrer harmonieusement les fonctions d’habitation, de travail et de loisirs, assurant ainsi une durabilité sociale. Villages de créateurs, studios de production de pointe, hôtels, centres éducatifs et halles de marché s’imbriquent au sein d’un cadre urbain cohérent, tandis que les réseaux de circulation relient ces usages afin d’améliorer l’accessibilité et de favoriser les rencontres spontanées. Il en résulte un quartier adaptable où la vie urbaine se déploie à différentes échelles et à divers niveaux, tant pour les occupants que pour les résidents et les visiteurs.

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