Architecte : l’art de concevoir des bâtiments durables

10 juin 2013
Par Christian Chaloux
Architecte : l’art de concevoir des bâtiments durables

La profession d’architecte au 21e siècle est en pleine évolution, suivant la tendance du marché dictée par le développement durable et les nouveaux matériaux de construction. L’architecte est le maître d’œuvre des plans d’un bâtiment. Il est l’idéateur et le concepteur d’un édifice existant ou projeté.

 

Habiletés nécessaires

Un architecte doit être rigoureux, autodidacte et méthodique, car il porte sur ses épaules la sécurité de la conception d’un bâtiment. La créativité est une qualité inestimable. Elle permet au professionnel d’offrir une multitude d’idées à ses clients en soutenant une vision très large de l’environnement dans laquelle le bâtiment s’insère. La souplesse dans ses horaires de travail et une grande faculté à affronter le stress sont des qualités indispensables à la profession.

 

Un architecte indépendant doit aussi avoir l’esprit d’entrepreneuriat, puisque 34 % de la profession sont des travailleurs autonomes.

 

Formation

Au Québec, il faut un minimum de cinq années d’études universitaires pour accéder à la profession. La formation est offerte par trois établissements d’enseignement universitaires, soit l’Université de Montréal, l’Université Laval et l’Université McGill. Ces trois programmes se composent d’un baccalauréat en architecture ou en sciences de l’architecture (B. Sc. Arch.), suivi d’une maîtrise professionnelle en architecture (M. Arch.). Le stage de 5 600 heures est obligatoire, ce qui représente trois années de travail. La profession valorise le rôle du mentor dans la formation.

 

Enfin, à l’extérieur du Québec, c’est le Conseil canadien de certification en architecture (CCCA) qui reconnaît les programmes d’études qui mènent à la profession d’architecte.

 

Perspectives professionnelles

Les perspectives d’emploi sont variées. L’architecte travaille principalement dans des firmes d’architecture. Par contre, la profession compte de nombreux entrepreneurs (34 % des architectes sont des travailleurs autonomes) comme nous l’avons constaté en introduction.

 

L’Université de Montréal souligne que « la demande d’architectes dépend en grande partie de l’industrie de la construction, elle-même tributaire des cycles économiques ». La clientèle des firmes d’architecture provient des entreprises (50 %) et des établissements publics et organismes à but non lucratif (40 %). Seulement 3 % des services sont destinés à l’exportation. La profession compte 50 % de ses effectifs à Montréal.

 

Une journée dans la vie d'un architecte

Guillaume Lévesque est un jeune architecte primé qui s’est joint à l’organisme Architectes de l’urgence depuis 2008. Il travaille auprès de la communauté autochtone de Kitcisakik en l’aidant au niveau du transfert de connaissances architecturales, la valorisation des compétences locales et l’autonomie des ouvriers.

 

Guillaume Lévesque (derrière, portant un chandail bleu) est un jeune architecte primé qui s’est joint à l’organisme Architectes de l’urgence depuis 2008.

 

Cette implication lui a valu la médaille du gouverneur général du Canada en architecture et un prix d’excellence de l’Ordre des architectes du Québec (OAQ). « Ces prix donnent une visibilité et c’est bien d’entendre parler d’un projet positif qui se déroule dans une communauté autochtone », indique Guillaume Lévesque.

 

En tant que professionnel accrédité LEED, il privilégie les bâtiments à consommation nulle ou négative pour un avenir durable et équitable. En 2010, il a ouvert sa propre agence d’architecture après avoir œuvré une décennie dans différentes firmes. Il est membre du conseil d’administration de l’OAQ.

 

La journée type d’un architecte selon Guillaume Lévesque débute par une présentation avec ses clients. Il expose des concepts architecturaux à l’aide de différents supports informatiques pour illustrer les idées qui s’inséreront dans le projet. « J’aime mieux avoir un document à l’appui. On peut avoir plein d’idées, mais il faut également les concevoir », explique-t-il.

 

Par la suite, c’est le travail de conception qui s’amorce. Les plans s’effectuent avec des logiciels tels qu’Autocad et SketchUp, par exemple, ce qui représente un autre 50 % du travail.

 

L'architecte Guillaume Lévesque travaille auprès de la communauté autochtone de Kitcisakik en l’aidant au niveau du transfert de connaissances architecturales, la valorisation des compétences locales et l’autonomie des ouvriers.

 

Le métier n’est pas uniquement un travail technique, précise Guillaume Lévesque. « L’architecte peut s’impliquer à différents niveaux. On croit à tort qu’il n’a plus de rôle après la conception des plans, mais on s’implique dans la surveillance de chantiers », dit-il.

 

La communication est primordiale dans la relation entre l’architecte et ses clients. « J’ai toujours aimé porter des bottes et être sur un chantier pour répondre à des questions techniques de l’entrepreneur, image M. Lévesque. Pour moi, c’est un métier qui couvre très large. »

 

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Métiers

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