La Commission de la construction du Québec (CCQ) publie ses Perspectives 2026, qui annoncent une nouvelle année d’activité soutenue pour l’industrie, malgré un contexte économique mondial encore instable.
Après avoir atteint en 2025 un sommet historique de 216 millions d'heures travaillées (+2 %), le secteur maintiendrait un rythme élevé avec 213,3 millions d’heures prévues en 2026.
Le génie civil et voirie devrait être le moteur de croissance en 2026, avec plus de 40 millions d’heures anticipées, stimulées notamment par le Plan d’action 2035 d’Hydro-Québec, qui continuera d’alimenter d’importants chantiers structurants.
Le secteur industriel, en revanche, amorcera un ralentissement après une année 2025 dynamique. Plusieurs projets majeurs ont été reportés ou annulés en raison des incertitudes liées à la guerre commerciale. Le secteur institutionnel et commercial connaîtra aussi une cadence moindre en raison d’une baisse des investissements publics dans les bâtiments gouvernementaux.
À l’inverse, le résidentiel poursuivra sa remontée en 2026. La baisse graduelle des taux d’intérêt, un recul relatif de l’immigration temporaire — tout en demeurant élevée — et la forte demande en logements soutiennent la progression des mises en chantier.
« La construction demeure un pilier économique du Québec, et la planification est essentielle pour répondre aux grands chantiers qui nous attendent », souligne la PDG de la CCQ, Audrey Murray, appelant à une collaboration accrue entre les acteurs du milieu.
La publication du rapport a été accompagnée d’un premier événement dédié, Construire demain : s’unir pour façonner l’avenir du Québec, réunissant près de 150 leaders de l’industrie pour discuter d’innovation, de productivité et de main-d’œuvre. Le ministre du Travail, Jean Boulet, y a notamment pris part.
Source : CCQ


