L’Association des professionnels de la construction et de l’habitation du Québec (APCHQ) prévoit 62 000 mises en chantier en 2026, en hausse de 4 % par rapport à 2025.
La progression se poursuivrait en 2027 (+2 %), pour atteindre 63 500 nouvelles unités. Malgré cette reprise, l’organisation estime que le rythme demeure insuffisant pour résorber la crise de l’abordabilité, évaluant à 100 000 logements par an le seuil nécessaire pour combler le déficit d’offre.
Le marché résidentiel évolue toutefois à deux vitesses. Le segment locatif a atteint un sommet historique en 2025 avec 43 560 unités, et devrait croître de 5 % supplémentaires en 2026. À l’inverse, l’unifamilial demeure fragile : bien qu’une hausse de 8 % soit anticipée en 2026, pour un total de 8 855 unités, l’accessibilité financière continue de freiner un véritable retour aux niveaux observés durant la pandémie.
Sur le plan régional, la majorité des Régions métropolitaines de recensement (RMR) devraient afficher une hausse des mises en chantier en 2026. La RMR de Gatineau ferait exception avec un recul anticipé de 6 %, en raison d’un taux d’inoccupation en forte progression (3,8 % en 2025). À l’opposé, la croissance la plus soutenue est attendue dans la RMR de Drummondville (+8 %).
Du côté de la rénovation résidentielle, le secteur poursuit son redressement. Après un rebond marqué de 30 % des dépenses en 2025, la croissance devrait atteindre 8 % en 2026 et 4 % en 2027. Selon un sondage de l’APCHQ, plus du quart des entrepreneurs anticipent une hausse de la demande à court terme, confirmant le dynamisme du marché de la rénovation.
Source : APCHQ inc.

