Une nouvelle aérogare à Chibougamau-Chapais

5 octobre 2020
Par Aurélie Beaupré

Des travaux sont présentement en cours à l’aéroport de Chibougamau-Chapais, dans le Nord-du-Québec. Évalués à plus de 16,6 millions de dollars, ces derniers serviront à construire une nouvelle aérogare afin de répondre à l’achalandage grandissant du bâtiment.

Un projet de rénovation de l’aérogare était initialement prévu. Cependant, avec un achalandage présentant une augmentation de 13 pour cent par année depuis 2006, la desserte aérienne régionale n’avait nul autre choix que d’agrandir ses installations en construisant une nouvelle aérogare.

 

On prévoit donc doubler l’étendue du bâtiment avec une superficie de 1037 mètres carrés, comparativement aux 509 mètres carrés de l’aérogare existante. De ce fait, davantage de voyageurs pourront y être accueillis. En plus de répondre aux besoins grandissants de l’aéroport, la construction complète de l’aérogare permettra par le fait même de moderniser la bâtisse, en installant un réseau de fibre optique, par exemple.

 

Plusieurs travaux connexes seront aussi nécessaires à la réalisation de ce projet. L’aménagement d’un nouveau puits d’eau potable ainsi que d’un réservoir d’eau est prévu afin de subvenir aux besoins du nouveau bâtiment.

 

« En cas d’incendie, par exemple, le réservoir pourrait être très utile », souligne Danielle Fleury, directrice générale des projets et de l’exploitation aéroportuaire du ministère des Transports. L’adaptation du système de traitement des eaux usées, l’agrandissement de l’aire de circulation des avions, le réaménagement d’un stationnement ainsi que le déplacement d’un garage sont aussi projetés.

 

En ce qui a trait à l’architecture de la nouvelle aérogare, celle-ci a été conçue dans le souci de valoriser les richesses régionales : « On souhaite valoriser les produits locaux. Dans l’architecture du bâtiment, donc, on a prévu de mettre en valeur des éléments en bois, qui sera issu de la région. On va intégrer ce matériau principalement à l’aide d’une charpente et d’un mur-rideau structural », annonce madame Fleury.

 

De plus, un concours d’œuvre d’art, lancé parmi les artistes de la région, permettra d’intégrer une production artistique au bâtiment. Finalement, toujours dans le but de valoriser les richesses et la culture du Nord-du-Québec, le Ministère effectuerait présentement des démarches afin de faire traduire le nom de l’aéroport en cri, soulignant ainsi la présence autochtone dans la région. À terme, le nom apparaitrait sur le bâtiment dans les deux langues.

 

Bien que le bâtiment principal n’ait pas encore levé de terre, les travaux vont bon train : « Présentement, on a commencé à couler la dalle, à faire les travaux d’excavation et à préparer le réservoir d’eau afin d’assurer l’approvisionnement du futur aéroport », explique la fonctionnaire du ministère des Transports. Le raccordement sanitaire, des travaux électriques et la construction de la nouvelle aérogare seront ensuite effectués au cours des prochains mois.

 

À la toute fin du projet, les travaux de démolition auront lieu. « Lorsqu’on aura finalement emménagé dans la nouvelle aérogare, on pourra amorcer les travaux de démolition. Notre grand défi, c’est justement de ne pas interrompre les services », note Danielle Fleury.

 

Les travaux, qui ont commencé en aout 2020, prendront fin à l’été 2021. Il sera cependant possible de déménager les services aéroportuaires au sein de la nouvelle aérogare un peu plus tôt, soit au printemps de la même année. Le projet n’aurait pas été possible sans la collaboration de Constructions Unibec, du consortium FGMDA + ARTCAD Architectes, de Cima+ S.E.N.C ainsi que de SNC-Lavalin GEM Québec.

Cet article est paru dans l’édition du 22 septembre 2020 du journal Constructo. Pour un accès privilégié à l’ensemble des contenus et avant-projets publiés par Constructo, abonnez-vous.