Un sommet historique pour la main-d’œuvre dans la construction au Québec

La Commission de la construction du Québec (CCQ) prévoit une croissance soutenue de l’activité dans l’industrie québécoise de la construction jusqu’en 2030, portée notamment par les grands projets d’infrastructures, la transition énergétique et les besoins en habitation.

Dans son rapport Perspectives professionnelles 2026-2030, publié le 25 mai, la CCQ indique que le secteur a atteint un sommet historique en 2025 avec plus de 200 000 travailleurs et travailleuses actives sur les chantiers. L’industrie a enregistré 216 millions d’heures travaillées l’an dernier, en hausse de 3 % par rapport à 2024, et devrait maintenir une moyenne annuelle d’environ 220 millions d’heures au cours des quatre prochaines années.

 

Les besoins de main-d’œuvre demeureront importants, avec une estimation moyenne de 17 000 nouveaux travailleurs requis chaque année d’ici 2030. En 2025, près de 17 800 personnes ont intégré les chantiers québécois.

 

La CCQ souligne que les secteurs du génie civil et de la voirie continueront d’être particulièrement dynamiques, notamment dans le Grand Montréal, la région de Québec et sur la Côte-Nord. Parmi les projets structurants identifiés figurent le prolongement de la ligne bleue du métro de Montréal, le remplacement du pont de l’Île-aux-Tourtes, la réfection du tunnel Louis-Hippolyte-La Fontaine ainsi que plusieurs projets éoliens dans la région de Québec.

 

Le rapport mentionne également la poursuite de grands projets industriels, dont les phases 2 et 3 de l’usine AP60 à Saguenay et les travaux de décarbonation de Rio Tinto à Sorel-Tracy.

 

Selon la présidente-directrice générale de la CCQ, Audrey Murray, la croissance du secteur reposera toutefois sur une meilleure planification des travaux et sur la capacité de l’industrie à attirer et former une main-d’œuvre qualifiée en nombre suffisant.

 

Source : Commission de la construction du Québec