Le projet de prolongement de la ligne bleue du métro de Montréal franchit un jalon majeur avec l’assemblage du tunnelier sur le chantier de la future station Vertières.
Des représentants politiques et des partenaires du projet ont pu constater l’ampleur de cette machine d’ingénierie appelée à percer 4,6 kilomètres de tunnel jusqu’à la future station Anjou.
Arrivé au Port de Montréal en octobre dernier, le tunnelier – véritable usine souterraine – constitue une prouesse technologique rarement déployée au Québec. Sa roue de coupe, d’un diamètre de 9,7 mètres, excavera le roc tout en bétonnant le tunnel à mesure de son avancée.
Les équipes poursuivent actuellement l’assemblage final. Récemment, des composants majeurs, dont un engrenage de 204 tonnes, ont été descendus à près de 20 mètres sous le niveau du sol. La mise en opération est prévue au printemps prochain. Une fois activé, l’engin progressera à un rythme moyen de 10 à 15 mètres par jour, avec une arrivée anticipée à la station Anjou en 2028.
Conformément à la tradition, le tunnelier portera le nom d’une femme québécoise ayant marqué un domaine lié au projet, comme le génie, le développement durable ou le transport collectif. Dès le 9 mars, le public sera invité à choisir la marraine de l’équipement, dont l’identité sera dévoilée lors de son démarrage officiel.
Déployé sur 6 km, le prolongement de la ligne bleue ajoutera cinq stations de métro à l’est de Saint-Michel jusqu’à Anjou. Ce projet structurant pour le développement de l’est montréalais est réalisé en collaboration avec le ministère des Transports et de la Mobilité durable, l’Autorité régionale de transport métropolitain, la Ville de Montréal, la Société québécoise des infrastructures et la Société de transport de Montréal.
Source : Société de transport de Montréal

