L’entrepreneur en quête d’une nouvelle excavatrice a l’embarras du choix,  c’est le moins que l’on puisse dire. Des pistes pour vous y retrouver.

 

Par Éric Descarries

 

Quiconque a visité le salon des Grands Travaux, en avril dernier, s’est certes rendu compte que choisir une nouvelle excavatrice n’est pas un jeu d’enfant. Elles se déclinent en un nombre incalculable de modèles, selon leur capacité, créant ainsi de multiples segments à considérer.


Évidemment, les plus petits entrepreneurs ayant besoin d’excavatrices compactes auront le choix entre des modèles proposés par des constructeurs comme Yanmar, IHI, Takeuchi, Kubota, Gehl, Bobcat, JCB, Caterpillar, New Holland, John Deere, Kobelco et autres. Il est intéressant de noter que New Holland vient de lancer des excavatrices compactes E30B, E35B et E50B avec la possibilité de placer le godet en angle. De plus, ces machines compactes seront livrées avec des moteurs diesel correspondant aux très récentes normes Tier 4. En fait, tous les constructeurs devront répondre à ces exigences afin de mieux protéger l’environnement.


Dans bien des cas, ces excavatrices compactes sont à remplacer les rétrocaveuses, notamment parce qu’elles sont plus facilement transportables en raison leur poids modéré. En effet, une simple camionnette suffira au déplacement d’une telle excavatrice au lieu d’un camion plus lourd pour une machine plus imposante, souvent plus grosse que nécessaire. Cependant, avant de fixer votre choix, assurez-vous que la machine en question soit capable d’accepter les nombreux accessoires dont vous aurez besoin, incluant leurs flot et pression hydrauliques.
Parmi les plus petites excavatrices que nous avons découvertes à l’Expo Grands Travaux, mentionnons la minuscule Ditch Witch R230, une toute petite machine qui servira surtout aux paysagistes et aux installateurs de clôtures vu sa largeur hors tout de 37 pouces.

 

Les intermédiaires
Du côté des excavatrices intermédiaires, la plupart des grands constructeurs proposent des machines modernes dont la motorisation actuelle se fie à un moteur diesel correspondant aux actuelles normes gouvernementales Tier 3. Cependant, attendez-vous à ce que des moteurs plus puissants, mais aussi plus « propres », arrivent sur le marché. Par « moteurs plus propres », on entend des groupes mécaniques répondant aux plus exigeantes normes Tier 4.


De plus, un simple coup d’œil aux tableaux de bord laisse vite entrevoir qu’on est rendu au 21e siècle. L’affichage y est numérique et certains appareils, comme le Hyundai 7A, sont disponibles avec des systèmes avancés d’ordinateurs qui procureront d’importantes données à l’opérateur.


Dans le même ordre d’idées, mentionnons la disponibilité du système KOMTRAX, de Komatsu, qui permet non seulement au propriétaire d’une telle machine de surveiller les données inhérentes au fonctionnement de son appareil, mais aussi au concessionnaire de la marque d’en obtenir une copie afin de donner le meilleur service possible en cas de réparation ou d’entretien. Incidemment, Alain Bédard, vice-président d’Équipement SMS, distributeur de Komatsu, suggère de garder un œil bien ouvert sur l’arrivée imminente d’une version hybride électrique d’excavatrices de la marque.


Alors que des moteurs électriques s’occuperont du fonctionnement de l’appareil, le moteur diesel servira d’abord et avant tout à charger le système qui fera fonctionner ces moteurs électriques. Mentionnons ici la récente disponibilité de l’Hitachi ZX 120-3 d’une capacité de soulèvement de 11 443 livres, un appareil qui se distingue par une cabine de travail plutôt spacieuse et l’arrivée de la nouvelle Caterpillar 314D et 314D LCR avec rayon d’action compact et un nouveau moteur C4.2 ACERT plus économique.


Outre l’obtention d’une économie de carburant plus efficace, l’acheteur de toute excavatrice se fera un devoir d’en tester le confort intérieur qui devra répondre encore plus aux nouvelles demandes ergonomiques des opérateurs. Incidemment, certains constructeurs comme Kobelco peuvent offrir une lame à l’avant de leurs modèles ED195 et ED150 ACERA afin de combiner les fonctions d’excavatrice et de bouteur.

 

Les plus robustes
Évidemment, les entrepreneurs qui donnent dans les grands ouvrages viseront plutôt les plus robustes excavatrices, des machines de grandes dimensions qui seront disponibles avec des moteurs très puissants (encore une fois répondant aux normes Tier 3 en attendant les moteurs Tier 4). Le constructeur coréen Hyundai vient tout juste, par exemple, de lancer sa R800LC-7A à moteur Cummins de 460 chevaux et à système informatisé CAPO pour maximiser les performances de la machine.


Si c’est un produit Caterpillar qui vous intéresse, demandez à voir le système de surveillance de la machine par télémétrie Product Link. Qu’importe la marque, beaucoup de grandes excavatrices peuvent être équipées d’accessoires de démolition. D’autre part, le rayon réduit d’opération est une autre donnée d’importance à considérer lorsqu’on choisit une nouvelle excavatrice.

 

Des nouvelles d’Asie
Du côté des équipements en provenance d’Asie, soulignons que les machines Daewoo seront éventuellement toutes rebaptisées Doosan. Dans la même veine, on remarque une plus grande disponibilité des tout récents produits chinois Sany en terre québécoise. Ce constructeur offre autant de petites machines compactes comme la SY75C dont le moteur diesel Isuzu correspond aux normes Tier 2 que des machines intermédiaires et plus robustes avec moteurs Isuzu et Mitsubishi (Tier 2) et Cummins (Tier 3). Les plus grandes Sany, les SY420C à godets de 2,62 verges cubes peuvent creuser jusqu’à 37,5 pieds de distance et jusqu’à 25,5 pieds de profondeur.