Rosefellow a amorcé la réalisation d'un pôle industriel d'une valeur de près de 200 M$ qui serait l'un des plus écoresponsables au Québec. Situé en bordure de l'autoroute 13, à Laval, le projet vise l'obtention des certifications LEED Or et BCZ.
Le coup d'envoi officiel a eu lieu le 4 mai dernier avec l'annonce du début des travaux de démolition d'une partie du Méga Centre Notre-Dame, acquise pour la somme de 75 M$. Le terrain, d'une superficie de 1,2 million de pieds carrés (pi2), comprenait jusqu'à tout récemment sept bâtiments commerciaux situés entre le boulevard Saint-Martin et la rue Notre-Dame. Ils seront remplacés par deux immeubles industriels dont la superficie totalisera 557 000 pi2.
Les travaux d'excavation et d'enlèvement des sols impropres étant terminés, le premier bâtiment serait livré dès cet automne. Érigé face à la voie rapide, il comprendrait un entrepôt à structure d'acier d'une hauteur libre de 42 pieds et une section bureau. Celle-ci, généreusement vitrée, fera la part belle au bois massif dans des éléments structuraux apparents en V.
Cet entrepôt et aire de bureaux de 145 000 pi2 sera adjacent d'un second bâtiment qui, lui, couvrira 412 000 pi2. Sa mise en chantier, à l'arrière, est programmée pour le printemps 2027, en vue d'une livraison à la fin de la même année.
Le projet réunit la firme GKC Architecture & Design, les ingénieurs en structure BCA, la firme d'ingénierie civile CDGU (aqueduc, sanitaire, pluvial), la boîte d'architectes paysagistes Projet Paysage, la firme Martin Roy et Associés (consultants en efficacité énergétique) ainsi que l'entrepreneur général Divco.
Mixité industrielle/commerciale
« Ce qui est intéressant, c'est que nous pensons créer un nouveau type de projet. On entend souvent parler de mixité résidentielle/commerciale. Là, j'aime parler de mixité industrielle/commerciale, illustre Kristopher Parent, vice-président exécutif de Rosefellow.
La société de développement immobilier basée dans l'arrondissement de Saint-Laurent, à Montréal, et active depuis six ans a mis de l'avant plusieurs stratégies durables qui, ensemble, visent une économie d'énergie de 34 % et une réduction des gaz à effet de serre de 49 %, entre autres grâce à l'utilisation de matériaux de préférence locaux ou recyclés. L’utilisation du bois massif pour la structure hybride permettra à lui seul d’économiser à peu près 180 000 kilogrammes de CO2.
« Nous allons installer des panneaux solaires sur les toitures, mais aussi en façade du premier bâtiment pour bénéficier au maximum de l'ensoleillement. » Ces panneaux pourront répondre à environ 10 % des besoins énergétiques des deux bâtiments. En outre, les unités de ventilation avec récupération d'énergie auraient un taux d'efficacité de 92 %, dit-on.
S'ajoutent à ces mesures la plantation de 309 arbres, la réduction des surfaces asphaltées et l'ajout de bassins de rétention des eaux pluviales, 18 500 pi2 de toits blancs, des stationnements ombragés à 48 %, 21 bornes de recharge pour véhicules électriques et 52 supports à vélo, de même que de l'aménagement paysager et la création d’un sentier piétonnier reliant le quartier résidentiel voisin et le centre commercial.
« Notre but là, c'est de pousser l'architecture industrielle toujours plus loin pour que ça soit plus beau, plus esthétique, plus vert et agréable pour les personnes qui y travaillent. Nous voulons prouver que des bâtiments industriels peuvent être attrayants et contribuer au tissu urbain d'une ville », commente Kristopher Parent, qui remarque un intérêt grandissant pour les immeubles industriels de classe A qui contribuent à la rétention des employés et offrent une bonne visibilité et une possibilité d'expansion.

